« Ce qu’a fait Pape Thiaw n’honore pas l’Afrique » : les mots amers de Regragui

Lundi 19 Janvier 2026

La finale de la CAN 2025 n’a pas seulement laissé des traces sur le terrain, mais aussi en conférence de presse. Battu en prolongation par le Sénégal (0-1 a.p.) au terme d’un match chaotique marqué par une longue interruption, le sélectionneur du Maroc, Walid Regragui, a vivement critiqué l’attitude de son homologue sénégalais, Pape Thiaw, pointé du doigt pour avoir incité ses joueurs à quitter la pelouse en signe de protestation.

À domicile, le Maroc espérait mettre fin à une attente longue de près d’un demi-siècle depuis son unique sacre continental en 1976. Mais la défaite face aux Lions de la Téranga a été d’autant plus difficile à digérer pour Walid Regragui, très remonté contre le comportement du staff sénégalais après le penalty accordé au Maroc dans le temps additionnel de la seconde période.

« L’image qu’on a donnée de l’Afrique aujourd’hui, c’est un peu honteux. Quand un entraîneur demande à ses joueurs de sortir du terrain… Il avait déjà commencé en conférence de presse. Tant mieux pour lui », a lancé Regragui, en référence aux critiques formulées par Pape Thiaw la veille de la finale sur l’organisation du tournoi.

Le technicien marocain a insisté sur la notion de fair-play, estimant que l’attitude de son homologue n’honorait pas le football africain. « Il faut toujours rester classe, dans la défaite comme dans la victoire. Ce qu’a fait Pape ce soir n’honore pas l’Afrique. Ce n’est pas classe, mais ce n’est pas grave, il est champion d’Afrique donc il a le droit de dire ce qu’il veut. On a arrêté le match aux yeux du monde pendant au moins dix minutes », a-t-il poursuivi, évoquant également les tensions répétées entre les deux camps. « Depuis le début de la compétition, c’était malsain, c’est dommage », a-t-il ajouté sur M6, revenant sur les polémiques liées à l’arbitrage.

Regragui a toutefois tenu à protéger son joueur Brahim Diaz, auteur du penalty manqué qui aurait pu offrir le titre au Maroc. « Il y a eu beaucoup de temps avant qu’il tire le penalty, ça a dû le perturber. L’interruption n’a pas aidé Brahim. Ce n’est pas une excuse, la façon dont il l’a tiré, mais on ne va pas revenir en arrière », a-t-il expliqué.

Symbole du climat électrique entourant cette finale, la conférence de presse d’après-match de Pape Thiaw n’a pu aller à son terme, interrompue par des altercations entre journalistes, prolongeant la tension bien au-delà du coup de sifflet final.

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