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Casablanca : des affrontements entre gangs ivoiriens virent à la chasse aux Africains de l’Ouest (Vidéo)

Lundi 28 Juillet 2025

Les ressortissants ouest-africains vivent actuellement sous tension au Maroc, notamment à Casablanca, où des affrontements violents entre deux bandes rivales ivoiriennes ont semé le chaos. Selon les informations exclusives obtenues par exclusif.net, les deux groupes en question sont dirigés par des individus répondant aux noms de Komos et Adamo alias « Tunisie ». Tous deux sont des ressortissants ivoiriens, connus des services de sécurité en Côte d’Ivoire.

Grâce à l’hospitalité du royaume chérifien, ces groupes recherchés dans leur pays d’origine ont pu établir leurs activités sur le sol marocain. Le 23 juin dernier, leurs hommes se sont violemment affrontés dans les rues de Casablanca, provoquant une véritable scène de guerre urbaine : agressions, vandalisme et violences gratuites. Le lendemain, des citoyens marocains, choqués par les événements, sont descendus dans les rues pour confronter ces groupes armés.

Malheureusement, ces représailles ont viré à un règlement de comptes ethnique. Des ressortissants ouest-africains, n’ayant aucun lien avec les bandes concernées, ont été pris pour cibles. « Un Sénégalais a même été grièvement blessé et se trouve actuellement entre la vie et la mort », rapporte une source locale.

Depuis ce week-end, des activistes africains ont multiplié les appels à l'apaisement et les dénonciations publiques contre les agissements de ces bandes, appelant à protéger l'image des ressortissants sub-sahariens qui vivent pacifiquement au Maroc.

Ces événements surviennent alors que les autorités marocaines ont lancé une vaste opération de contrôle des titres de séjour et de renforcement sécuritaire, en prélude à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) prévue en décembre 2025.

Joint par exclusif.net, un résident africain au Maroc, L. Manga, exprime sa vive inquiétude :« Depuis hier, j’ai fait le plein de provisions. Je crains à la fois les gangs et les contrôles policiers parfois arbitraires. Ils embarquent les gens sans vérifier les papiers dans la rue, et ce n’est qu’au poste qu’on procède au contrôle. » Elle a lancé un appel aux autorités Sénégalaises.

De son côté, Cheikh Maroc, un autre résident, appelle à la vigilance et condamne fermement les agressions : « Le Sénégalais agressé n’a aucun lien avec les bandes. Il a été sauvagement attaqué. Nous lançons une campagne d’aide pour financer ses soins. »

L’activiste Falacha, quant à lui, ne mâche pas ses mots : « Ce sont mes frères ivoiriens recherchés qui sont à l’origine de cette situation. Il faut les dénoncer et les traquer. Je ne protégerai personne. Ces chefs de gangs nuisent aux milliers d’Ivoiriens qui vivent ici pour la bonne cause. »

Face à cette situation explosive, de nombreux ressortissants africains appellent à une intervention rapide des autorités marocaines pour distinguer les fauteurs de troubles des migrants pacifiques, et éviter toute stigmatisation collective.


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