Casablanca : coup de colère et débordements lors du match de Coupe Davis

Lundi 9 Février 2026

Les Marocains sont-ils violents ? Après les incidents qui ont émaillé la finale de la CAN 2025 le 18 janvier dernier, un nouvel événement a relancé les débats. Lors du match de barrage d’accession au Groupe Mondial de la Coupe Davis entre le Maroc et la Colombie, dimanche à Casablanca, la rencontre s’est achevée dans la confusion la plus totale.


À l’origine des débordements : le chambrage du Colombien Nicolas Mejia après sa victoire, qui a déclenché de vives tensions entre les deux camps et des incidents dans le public.

Si de telles scènes sont tristement habituelles dans le football, elles le sont beaucoup moins dans le tennis. Dimanche, les courts de terre battue de l’USM Tennis Club de Casablanca ont été le théâtre d’incidents dignes des derbys européens les plus chauds.

Tout a dérapé lorsque Nicolas Mejia a offert la victoire à la Colombie face au Maroc. Victorieux du Marocain Reda Bennani en trois sets, Mejia a célébré son succès en mettant un doigt devant sa bouche, un geste interprété comme un chambrage – ou une provocation – par certains et qui a mis le feu aux poudres.

Tensions dans le public

Mejia ne s’est pas contenté de ce geste : il a ensuite adressé quelques mots au camp marocain. La situation a rapidement dégénéré : joueurs, staff et spectateurs se sont mêlés aux tensions. Des bouteilles ont été jetées sur le court, et certains spectateurs ont tenté de pénétrer sur l’aire de jeu. La délégation colombienne a finalement dû être escortée par la police jusqu’à son hôtel pour éviter tout incident supplémentaire.

Mejia : « Vous n’imaginez pas ce qu’il se passait sur le court »

Sur Instagram, Nicolas Mejia est revenu sur ces événements extrêmement rares dans le tennis. « Pour les gens qui disent que j’ai mal célébré… Vous n’imaginez pas ce qu’il se passait sur le court et ce qu’ils (les spectateurs) me criaient dessus pendant tout le match, à moi, à l’équipe et à ma famille », a-t-il écrit.

Le joueur colombien, n°177 mondial, reconnaît que sa célébration n’était pas « des plus élégantes », mais dénonce les insultes dirigées contre lui et sa famille tout au long de la rencontre, assurant qu’il n’a insulté personne en retour.
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