Carburants : Birame Souleye Diop explique pourquoi la hausse aurait pu être évitée

Jeudi 20 Aout 2026

L’ancien ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Birame Souleye Diop, est revenu sur les raisons de la récente hausse du prix des carburants au Sénégal. Lors du point de presse organisé par Pastef, il a présenté les alternatives qui, selon lui, auraient pu permettre d’éviter cette augmentation.


Selon l’ancien ministre, une baisse du prix du carburant aurait nécessairement impliqué une hausse des subventions de l’État. Il affirme toutefois que d’autres mécanismes pouvaient être envisagés afin de limiter l’impact de cette mesure sur les finances publiques.

Birame Souleye Diop a notamment indiqué avoir reçu, le 19 mai dernier, des résultats portant sur différentes hypothèses de fiscalité appliquées au secteur des hydrocarbures. D’après lui, la stratégie reposant sur une fiscalité de 43 %, mise en œuvre sous le gouvernement dirigé par Ousmane Sonko, s’est révélée trop lourde.

Plusieurs scénarios auraient ainsi été étudiés, avec des taux de fiscalité ramenés à 25 %, 20 % ou encore 15 %.

Un carburant à 925 FCFA au lieu de 990 FCFA ?

Pour l’ancien ministre, l’application de ces propositions aurait permis d’éviter la récente hausse des prix à la pompe. Il estime notamment qu’une baisse du prix du supercarburant jusqu’à 925 francs CFA le litre aurait été envisageable, contre 990 francs CFA actuellement.

« Une diminution jusqu’à 925 francs CFA aurait été possible », a-t-il soutenu, expliquant que la solution aurait reposé sur une rationalisation de la fiscalité et une réduction progressive des subventions.

L’objectif, selon lui, était de parvenir progressivement à une véritable vérité des prix, tout en évitant un choc trop important pour les consommateurs et en préservant l’équilibre des finances publiques.

Une réforme du cadre juridique nécessaire

Birame Souleye Diop a également insisté sur la nécessité de revoir le cadre législatif et réglementaire qui encadre le secteur des hydrocarbures.

Selon lui, les différentes options envisagées devaient permettre d’instaurer progressivement la vérité des prix, tout en assainissant les finances publiques et en réduisant la dépendance aux subventions.

L’ancien ministre considère ainsi que la récente hausse des prix était prévisible dès lors que les mesures alternatives proposées n’ont pas été appliquées.
Dans la même rubrique :