Connu pour sa barbichette et ses joues lisses, Souley Onohiolo, journaliste au quotidien Le Messager, a décidé depuis début novembre 2025 de ne plus se raser la barbe tant qu’un nouveau gouvernement ne sera pas nommé. L’actuel est en poste depuis 2019. Six mois après ce défi qu’il s’est lancé devant les téléspectateurs, le visage du journaliste s’est complètement transformé, sous une forêt de poils.
Cet après-midi-là, Souley Onohiolo rend visite à son grand frère interné au centre pour handicapés d’Etoug-Ebé, où le journaliste a passé plusieurs mois après son amputation, il y a sept ans. Sous sa casquette, une épaisse barbe blanchâtre recouvre la moitié de son visage. Une barbe qu’il porte en signe de protestation depuis six mois. « Depuis le 6 novembre 2025 et jusqu'aujourd'hui, aucun matériel coupant n'est passé ni sur mon crâne, ni sur ma barbe », glisse-t-il.
Ce qui était parti pour être un caprice, une révolte personnelle silencieuse, de l’avis de ce journaliste actif depuis trente ans (dont une quinzaine sur les plateaux de télévision), a capté l’attention du public au Cameroun. « Tout cela a fait en sorte que le challenge devient de plus en plus grand. Je me disais qu’un président de la République ne peut pas faire trois sorties pour parler la même chose et puis il ne fait rien », ajoute-t-il.
Chez le barbier le 20 mai ?
Le 31 décembre 2025, dans son discours à la Nation, le chef de l’État annonçait un remaniement imminent, promesse réitérée le 10 février 2026. Souley Onohiolo croise les doigts pour que cela se fasse d’ici à la célébration de la fête nationale, le 20 mai. « Parce que je voudrais voir le président de la République au défilé du 20 mai. Va-t-il d'ici là se présenter avec un nouveau gouvernement ? »
En attendant, le journaliste Souley repousse toujours son rendez-vous avec le barbier. Seul un nouveau gouvernement fera tomber sa barbe, jure-t-il.
Cet après-midi-là, Souley Onohiolo rend visite à son grand frère interné au centre pour handicapés d’Etoug-Ebé, où le journaliste a passé plusieurs mois après son amputation, il y a sept ans. Sous sa casquette, une épaisse barbe blanchâtre recouvre la moitié de son visage. Une barbe qu’il porte en signe de protestation depuis six mois. « Depuis le 6 novembre 2025 et jusqu'aujourd'hui, aucun matériel coupant n'est passé ni sur mon crâne, ni sur ma barbe », glisse-t-il.
Ce qui était parti pour être un caprice, une révolte personnelle silencieuse, de l’avis de ce journaliste actif depuis trente ans (dont une quinzaine sur les plateaux de télévision), a capté l’attention du public au Cameroun. « Tout cela a fait en sorte que le challenge devient de plus en plus grand. Je me disais qu’un président de la République ne peut pas faire trois sorties pour parler la même chose et puis il ne fait rien », ajoute-t-il.
Chez le barbier le 20 mai ?
Le 31 décembre 2025, dans son discours à la Nation, le chef de l’État annonçait un remaniement imminent, promesse réitérée le 10 février 2026. Souley Onohiolo croise les doigts pour que cela se fasse d’ici à la célébration de la fête nationale, le 20 mai. « Parce que je voudrais voir le président de la République au défilé du 20 mai. Va-t-il d'ici là se présenter avec un nouveau gouvernement ? »
En attendant, le journaliste Souley repousse toujours son rendez-vous avec le barbier. Seul un nouveau gouvernement fera tomber sa barbe, jure-t-il.