“Ça suffit” : une mère de soldat israélien tué appelle à la paix

Jeudi 2 Avril 2026

La douleur des familles endeuillées s’impose aujourd’hui comme l’un des visages les plus bouleversants du conflit. Alors que dix soldats israéliens ont perdu la vie depuis le début de l’opération contre l’Iran et le Hezbollah libanais, une voix s’élève avec une intensité particulière : celle des mères.

Parmi les soldats tombés le week-end dernier dans le sud du Liban figurent le capitaine Noam Madmoni (22 ans), le sergent-chef Ben Cohen (21 ans), le sergent-chef Maxsim Entis (21 ans), ainsi qu’un commandant d’équipe dont l’identité n’a pas été révélée. Tous appartenaient au bataillon de reconnaissance de la brigade Nahal. Leurs funérailles ont eu lieu mardi, dans une atmosphère lourde de chagrin.

Mais au-delà des hommages militaires, c’est la parole des proches qui marque les esprits, en particulier celle des mères, frappées en plein cœur.

Keren Ben Zione, dont le fils a été tué au combat, ne cache ni sa colère ni son désespoir. Sa voix tremble, mais ses mots sont d’une clarté implacable :
« Ça suffit, assez de ces funérailles, assez de cette douleur des enfants qui nous quittent et qui reposent ici sous terre. Quelle est la valeur de toutes ces vies ? Quelle est la valeur de toute vie ? Assez de guerre, faites enfin la paix. »

Dans ce cri, il n’y a ni stratégie ni calcul politique, seulement une souffrance brute. Une mère qui refuse que la mort de son enfant soit réduite à une statistique ou à un symbole.

Ce témoignage fait écho à celui d’autres familles, notamment ce père qui confiait : « Je ne veux pas d’un fils héroïque, je veux juste un fils à la maison. » Mais la parole maternelle porte une résonance particulière, tant elle incarne la perte originelle, celle de la vie donnée.

Face à ces drames, plusieurs familles ont adressé une lettre aux autorités dirigées par Benjamin Netanyahu, dénonçant une opération qu’elles jugent « totalement irrationnelle ». Elles demandent l’arrêt immédiat des combats dans le sud du Liban et appellent à privilégier des solutions diplomatiques.

Dans un contexte de tensions persistantes avec le Hezbollah, ces voix endeuillées rappellent avec force le coût humain du conflit. Et parmi elles, celle des mères résonne comme un ultime appel : celui de mettre fin à la guerre pour que plus aucun enfant ne soit arraché à la vie.


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