Dakar a abrité, ce jeudi 15 janvier 2026, la cérémonie solennelle de la rentrée académique 2025-2026 du Centre des Hautes Études de Défense et de Sécurité (CHEDS). Une rencontre de haut niveau présidée par le ministre des Forces armées, en présence de plusieurs autorités civiles et militaires, et marquée par une allocution dense et stratégique du Général Jean Diémé, directeur du CHEDS.
Dès l’entame de son discours, le Général Diémé a tenu à souhaiter la bienvenue aux auditeurs et invités, saluant particulièrement la disponibilité du ministre des Forces armées. « Il me revient l’insigne honneur d’adresser mes remerciements les plus respectueux à Monsieur le Ministre des Forces armées, pour avoir accepté de présider cette cérémonie, malgré un calendrier particulièrement chargé », a-t-il déclaré, avant de remercier également la hiérarchie militaire pour la mise à disposition de l’amphithéâtre de l’Institut de Défense du Sénégal.
Pour le directeur du CHEDS, la présence des autorités à cette rentrée académique est loin d’être anodine. Elle « témoigne de l’intérêt constant que vous portez à la formation, à la réflexion stratégique et à la consolidation de l’esprit de défense et de sécurité », a-t-il souligné, y voyant une source de motivation pour l’ensemble des cadres et personnels de l’institution.
Au cœur de son allocution, le Général Jean Diémé a clairement assumé le choix du thème de l’année académique : « La politique spatiale du Sénégal : enjeux et perspectives ». Un thème qu’il qualifie de stratégique et résolument tourné vers l’avenir. « L’espace est désormais reconnu comme un nouveau milieu opérationnel, au même titre que les milieux terrestre, maritime, aérien et cyber », a-t-il affirmé.
Selon lui, les compétitions spatiales conditionnent aujourd’hui la supériorité informationnelle, la connaissance de la situation stratégique et la protection des infrastructures vitales. Dans ce contexte, le lancement du satellite GAINDESAT-1A marque un tournant décisif. « En lançant GAINDESAT-1A, le Sénégal a choisi de sortir de la marginalisation qui a longtemps caractérisé les rapports de notre continent avec l’Espace », a déclaré le Général Diémé, mettant en avant une démarche fondée sur la souveraineté technologique et la valorisation des ressources humaines nationales.
C’est dans cette dynamique que s’inscrit l’intervention du Professeur Gayane Faye, spécialiste de la télédétection et de l’observation de la Terre, dont l’expertise doit permettre de « faire le lien entre la recherche scientifique, l’innovation technologique et les besoins stratégiques de l’État ».
Sécurité nationale élargie et données géospatiales
Pour le directeur du CHEDS, la politique spatiale ne saurait se limiter au lancement de satellites. « Elle implique également la maîtrise des données géospatiales, les aspects politiques, économiques et environnementaux, ainsi que l’intégration du spatial dans les doctrines de défense et de sécurité », a-t-il précisé.
Face à l’insécurité maritime dans le Golfe de Guinée, à la pression extrémiste aux frontières et à la gestion des catastrophes naturelles, les capacités spatiales apparaissent, selon lui, comme « un multiplicateur de puissance non cinétique ». Le Général Diémé a même lancé un appel appuyé à l’industrie de défense nationale, l’invitant à intégrer « la fabrication des métamatériaux indispensables à la pérennité des activités spatiales ».
Abordant le volet académique, le Général Jean Diémé a réaffirmé l’engagement du CHEDS à respecter les recommandations de l’ANAQ-SUP, à l’issue des processus d’habilitation et d’accréditation des Masters en Sécurité nationale et en Défense, Sécurité et Paix. « Cet alignement aux standards internationaux continuera de servir de boussole au CHEDS », a-t-il assuré.
L’institution de prix récompensant les meilleurs mémoires s’inscrit, selon lui, dans la volonté d’encourager l’excellence scientifique et de valoriser les compétences humaines nécessaires aux ambitions stratégiques du pays.
Former des décideurs capables d’anticiper
S’adressant directement aux auditeurs, le directeur du CHEDS les a invités à faire preuve de rigueur et d’esprit critique. « Les enjeux auxquels vous serez confrontés – conflits hybrides, menaces transnationales, cybersécurité, souveraineté technologique – exigent des décideurs éclairés, capables d’anticiper et d’agir avec discernement », a-t-il insisté.
Durant les neuf mois de formation, experts civils et militaires, cours magistraux, travaux pratiques et visites de terrain permettront aux auditeurs d’appréhender les grandes problématiques sécuritaires contemporaines.
Le Général Jean Diémé a félicité les auditeurs pour avoir franchi « le crible rigoureux des critères de sélection » et les a exhortés à devenir des acteurs engagés de la sécurité nationale et régionale. « Vous êtes appelés à jouer un rôle actif dans l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques publiques en matière de sécurité », a-t-il déclaré, les invitant à être des ambassadeurs de la défense, de la sécurité et de la paix au Sénégal et en Afrique.
Il a enfin rendu hommage aux intervenants civils et militaires de l’année académique 2024-2025, saluant « leur professionnalisme et la qualité des thématiques abordées », avant de souhaiter plein succès à la nouvelle promotion du CHEDS.
Dès l’entame de son discours, le Général Diémé a tenu à souhaiter la bienvenue aux auditeurs et invités, saluant particulièrement la disponibilité du ministre des Forces armées. « Il me revient l’insigne honneur d’adresser mes remerciements les plus respectueux à Monsieur le Ministre des Forces armées, pour avoir accepté de présider cette cérémonie, malgré un calendrier particulièrement chargé », a-t-il déclaré, avant de remercier également la hiérarchie militaire pour la mise à disposition de l’amphithéâtre de l’Institut de Défense du Sénégal.
Pour le directeur du CHEDS, la présence des autorités à cette rentrée académique est loin d’être anodine. Elle « témoigne de l’intérêt constant que vous portez à la formation, à la réflexion stratégique et à la consolidation de l’esprit de défense et de sécurité », a-t-il souligné, y voyant une source de motivation pour l’ensemble des cadres et personnels de l’institution.
Au cœur de son allocution, le Général Jean Diémé a clairement assumé le choix du thème de l’année académique : « La politique spatiale du Sénégal : enjeux et perspectives ». Un thème qu’il qualifie de stratégique et résolument tourné vers l’avenir. « L’espace est désormais reconnu comme un nouveau milieu opérationnel, au même titre que les milieux terrestre, maritime, aérien et cyber », a-t-il affirmé.
Selon lui, les compétitions spatiales conditionnent aujourd’hui la supériorité informationnelle, la connaissance de la situation stratégique et la protection des infrastructures vitales. Dans ce contexte, le lancement du satellite GAINDESAT-1A marque un tournant décisif. « En lançant GAINDESAT-1A, le Sénégal a choisi de sortir de la marginalisation qui a longtemps caractérisé les rapports de notre continent avec l’Espace », a déclaré le Général Diémé, mettant en avant une démarche fondée sur la souveraineté technologique et la valorisation des ressources humaines nationales.
C’est dans cette dynamique que s’inscrit l’intervention du Professeur Gayane Faye, spécialiste de la télédétection et de l’observation de la Terre, dont l’expertise doit permettre de « faire le lien entre la recherche scientifique, l’innovation technologique et les besoins stratégiques de l’État ».
Sécurité nationale élargie et données géospatiales
Pour le directeur du CHEDS, la politique spatiale ne saurait se limiter au lancement de satellites. « Elle implique également la maîtrise des données géospatiales, les aspects politiques, économiques et environnementaux, ainsi que l’intégration du spatial dans les doctrines de défense et de sécurité », a-t-il précisé.
Face à l’insécurité maritime dans le Golfe de Guinée, à la pression extrémiste aux frontières et à la gestion des catastrophes naturelles, les capacités spatiales apparaissent, selon lui, comme « un multiplicateur de puissance non cinétique ». Le Général Diémé a même lancé un appel appuyé à l’industrie de défense nationale, l’invitant à intégrer « la fabrication des métamatériaux indispensables à la pérennité des activités spatiales ».
Abordant le volet académique, le Général Jean Diémé a réaffirmé l’engagement du CHEDS à respecter les recommandations de l’ANAQ-SUP, à l’issue des processus d’habilitation et d’accréditation des Masters en Sécurité nationale et en Défense, Sécurité et Paix. « Cet alignement aux standards internationaux continuera de servir de boussole au CHEDS », a-t-il assuré.
L’institution de prix récompensant les meilleurs mémoires s’inscrit, selon lui, dans la volonté d’encourager l’excellence scientifique et de valoriser les compétences humaines nécessaires aux ambitions stratégiques du pays.
Former des décideurs capables d’anticiper
S’adressant directement aux auditeurs, le directeur du CHEDS les a invités à faire preuve de rigueur et d’esprit critique. « Les enjeux auxquels vous serez confrontés – conflits hybrides, menaces transnationales, cybersécurité, souveraineté technologique – exigent des décideurs éclairés, capables d’anticiper et d’agir avec discernement », a-t-il insisté.
Durant les neuf mois de formation, experts civils et militaires, cours magistraux, travaux pratiques et visites de terrain permettront aux auditeurs d’appréhender les grandes problématiques sécuritaires contemporaines.
Le Général Jean Diémé a félicité les auditeurs pour avoir franchi « le crible rigoureux des critères de sélection » et les a exhortés à devenir des acteurs engagés de la sécurité nationale et régionale. « Vous êtes appelés à jouer un rôle actif dans l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques publiques en matière de sécurité », a-t-il déclaré, les invitant à être des ambassadeurs de la défense, de la sécurité et de la paix au Sénégal et en Afrique.
Il a enfin rendu hommage aux intervenants civils et militaires de l’année académique 2024-2025, saluant « leur professionnalisme et la qualité des thématiques abordées », avant de souhaiter plein succès à la nouvelle promotion du CHEDS.

