CESTI : le nouveau directeur dévoile ses priorités

Lundi 3 Aout 2026

Le nouveau directeur du Centre d’études des sciences et techniques de l’information (CESTI), Mouminy Camara, entend inscrire son mandat dans une logique de continuité et de consolidation des acquis, en s’attardant sur le renforcement de la gouvernance institutionnelle et financière, la restructuration de l’offre de formation et la revalorisation de la recherche scientifique.

‘’Je pense que l’essentiel du projet s’articule autour de la nécessité de construire des acquis et de relever des défis’’, a-t-il déclaré dans un entretien accordé à l’APS, quelques jours après son élection à la tête de cette école de journalisme et de communication de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, après les deux mandats de son prédécesseur Mamadou Ndiaye.

Élu sur la base d’un projet décliné en trois axes stratégiques,  Mouminy Camara affirme vouloir préserver ‘’le label de qualité et d’excellence’’ du CESTI, tout en adaptant son fonctionnement aux nouveaux défis auxquels l’établissement est confronté.

‘’Il ne s’agit pas d’être dans une logique qui consisterait à tout remettre en cause. Il y a déjà des acquis et il faut travailler à partir de l’existant’’, a-t-il insisté, saluant le travail accompli par son prédécesseur.

L’enseignant-chercheur dit également placer la concertation au cœur de son action, notant que son mandat passera par une “collaboration étroite” avec les enseignants, les étudiants, le personnel administratif, les anciens diplômés, les organisations professionnelles ainsi que les pouvoirs publics.

‘’Tout ce qui sera fait le sera dans la transparence, la concertation et la synergie avec l’ensemble des parties prenantes’’, a-t-il assuré.

Mouminy Camara entend également donner un “nouvel élan” à la recherche scientifique, qu’il présente comme l’une des “missions fondamentales” du CESTI, au même titre que la formation professionnelle.

Cette ambition sera portée par le renforcement de la Revue africaine de communication ainsi que le laboratoire de recherche de l’école, a-t-il martelé.

Il s’est aussi attardé  sur les défis infrastructurels, en ce sens que les dégradations subies par les bâtiments depuis 2022 ont fortement perturbé le déroulement des enseignements, obligeant l’école à fonctionner en double flux, faute de salles de cours suffisantes.

‘’Ce déficit d’infrastructures constitue aujourd’hui un véritable handicap dans la mise en œuvre des enseignements’’, a-t-il rappelé.
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