CAN 2025 : le Sénégal dompte le Mali et s’invite une nouvelle fois dans le dernier carré

Vendredi 9 Janvier 2026

Le Sénégal poursuit sa marche régulière vers les sommets du football africain. En s’imposant face au Mali (1-0) au terme d’un derby âprement disputé, les Lions de la Teranga ont validé leur qualification pour leur troisième demi-finale lors des quatre dernières éditions de la Coupe d’Afrique des nations. Une performance de constance, acquise au prix d’un match longtemps indécis, marqué par la résistance héroïque des Aigles et par un Djigui Diarra monumental dans les cages maliennes.

Réduits à dix après l’expulsion de leur capitaine Yves Bissouma juste avant la pause, les Maliens ont pourtant refusé de céder, poussant le Sénégal dans ses retranchements jusqu’au coup de sifflet final.



À Tanger, le sentiment d’un match basculant définitivement s’est installé à la 45e minute. Yves Bissouma, déjà averti, écopait d’un second carton jaune synonyme d’exclusion, laissant ses coéquipiers à dix pour toute la seconde période. Un coup dur pour le Mali, déjà mené au score.

Car avant cela, le Sénégal avait su concrétiser sa domination. À la 27e minute, Iliman Ndiaye, parfaitement lancé dans une attaque collective des Lions, concluait l’action après une faute de main du gardien Djigui Diarra sur un centre de Krépin Diatta. Un but suffisant pour faire la différence, mais pas pour rassurer totalement.

Des Lions dominateurs mais imprécis

Statistiquement, la rencontre semblait pencher nettement en faveur des hommes de Pape Thiaw. Avec près de 70 % de possession de balle après une demi-heure de jeu, le Sénégal confisquait le cuir et étouffait un Mali contraint de défendre très bas. Mais cette domination restait souvent stérile.

Malgré le contrôle du jeu, les Lions se montraient maladroits dans la finition et incapables de faire le break. Une inefficacité qui maintenait les Aigles en vie et entretenait le suspense.

Le Mali courageux, Sinayoko en point d’appui

Privés de ballon, les hommes de Tom Saintfiet peinaient à construire, abusant des longs ballons pour contourner un milieu sénégalais dominateur. Dans ce contexte, Lassine Sinayoko faisait figure de précieux point d’appui. L’attaquant de l’AJ Auxerre, seul buteur malien du tournoi avec trois réalisations, jouait les pivots et permettait à son équipe de respirer par séquences.

Comme lors des matchs précédents face aux Comores et à la Tunisie, le Mali, paradoxalement, semblait se transcender en infériorité numérique. En seconde période, les Aigles se montraient même plus entreprenants, à l’image de la frappe de Diaby, repoussée brillamment par Édouard Mendy à la 57e minute.

Djigui Diarra, le mur de Bamako

Si le Mali est resté longtemps dans le match, c’est avant tout grâce à un homme : Djigui Diarra. Le portier des Young Africans a multiplié les parades décisives, écœurant tour à tour Idrissa Gana Guèye (49e), Sadio Mané (66e), Pathé Ciss de la tête (67e), puis encore Ciss en face-à-face (77e).

Malgré les changements opérés par Pape Thiaw et les entrées de Chérif Ndiaye et Ibrahim Mbaye pour apporter de la fraîcheur offensive, le Sénégal se heurtait inlassablement au dernier rempart malien, impérial jusqu’au bout.
Le Sénégal au rendez-vous des grands

Dominants mais sous tension, les Lions ont finalement tenu bon. Sans parvenir à inscrire ce second but libérateur, ils ont néanmoins validé l’essentiel : une septième qualification en demi-finale de la CAN, confirmant leur statut de référence continentale.

Le Sénégal affrontera désormais le vainqueur du quart de finale très attendu entre l’Égypte et la Côte d’Ivoire, programmé ce samedi à Agadir. Un nouveau rendez-vous de prestige pour des Lions qui, sans briller totalement, continuent d’avancer avec autorité et maturité.
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