CAN 2025 : la défaite du Maroc ravive des tensions entre Dakar et Rabat

Mercredi 21 Janvier 2026

Lors de la cérémonie officielle de remise de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a tenu à saluer le Royaume du Maroc pour l’organisation de la compétition et l’accueil réservé aux délégations africaines.

« Au nom du peuple sénégalais, j’exprime notre gratitude à Sa Majesté le Roi Mohammed VI ainsi qu’au peuple marocain frère, pour l’hospitalité et l’attention accordées à notre délégation », a-t-il déclaré, soulignant les efforts déployés par le pays hôte pour faire de cette CAN une réussite continentale.

Le Chef de l’État a également félicité l’équipe nationale marocaine pour son parcours remarquable, rappelant que le football doit rester un vecteur de fraternité, de respect et de rapprochement entre les peuples africains.

Toutefois, au-delà de cet hommage officiel, les relations entre le Sénégal et le Maroc ont connu, ces derniers jours, une évolution plus délicate depuis la défaite du Maroc face au Sénégal en finale de la CAN 2025. Selon plusieurs sources concordantes, des incidents ont été enregistrés à Rabat dans les jours ayant suivi la rencontre, dans un climat de tensions et de frustrations liées à l’issue de la finale.

D’après les informations disponibles, dix-huit ressortissants sénégalais auraient été placés en garde à vue dans la capitale marocaine, dans des circonstances qui restent à élucider. Plus grave encore, un Sénégalais aurait trouvé la mort, un drame qui suscite une vive émotion au sein de l’opinion publique sénégalaise et de la diaspora.

Ces événements jettent une ombre sur l’atmosphère de fraternité célébrée durant la compétition et interrogent sur la gestion des lendemains de grandes rencontres sportives, lorsque la passion du football déborde du cadre des stades. Ils appellent, selon plusieurs observateurs, à une clarification rapide des faits et à une action diplomatique soutenue afin de préserver les relations historiques entre Dakar et Rabat.

Dans ce contexte sensible, les autorités sénégalaises sont attendues sur le terrain de la protection consulaire et du suivi judiciaire, tandis que l’opinion publique appelle au respect des ressortissants étrangers et à la préservation de l’esprit de fair-play qui doit accompagner toute compétition sportive.

Si la CAN 2025 restera dans l’histoire comme celle de la consécration du Sénégal, elle rappelle aussi que le football, par sa puissance émotionnelle, peut devenir un révélateur de tensions plus profondes, nécessitant dialogue, responsabilité et sang-froid pour éviter que la ferveur sportive ne se transforme en fracture diplomatique.
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