CAN 2025 : l’Afrique du Sud affiche son soutien au Sénégal face au Maroc et à la CAF

Lundi 23 Mars 2026

L’intervention du ministre sud-africain des Sports, des Arts et de la Culture, Gayton McKenzie, dans l’affaire autour de la CAN 2025, marque un tournant inédit dans les rapports entre certaines fédérations africaines. En soutenant ouvertement le Sénégal contre le Maroc et la Confédération africaine de football (CAF), Pretoria s’invite dans un débat qui dépasse le simple cadre sportif et révèle les tensions de pouvoir internes au football continental.

Selon Gayton McKenzie, "les matchs de football ne se gagnent pas dans les salles de réunion". Cette déclaration vise clairement à dénoncer, selon lui, des manœuvres en coulisses susceptibles d’influencer la réattribution de la CAN 2025 ou le traitement réservé au Sénégal par les instances de la CAF. En rappelant que « le Sénégal est champion d’Afrique sur le terrain », il réaffirme la légitimité sportive des Lions de la Teranga et met en avant la nécessité d’un arbitrage juste et transparent au sein de la Confédération.

L’Afrique du Sud, pays hôte de la CAN 2013 et aspirant récurrent à des rôles de leadership dans le sport africain, semble vouloir rééquilibrer les rapports de forces dans le football du continent. Le soutien à Dakar pourrait également s’analyser dans une perspective géopolitique : une solidarité sud-sud face à une influence marocaine jugée croissante dans les instances sportives, diplomatiques et économiques africaines.

McKenzie a ajouté que des juristes et experts sud-africains pourraient assister le Sénégal en cas de contentieux avec la CAF, signe d’un soutien institutionnel assumé. Cette posture contraste avec la caution silencieuse souvent observée entre États africains sur les affaires sportives sensibles.

En toile de fond, la tension actuelle entre certaines fédérations découle de la gestion de la CAN 2025, initialement attribuée à la Guinée avant d’être confiée au Maroc, une décision qui avait déjà suscité des contestations. Le Sénégal, fort de ses performances récentes et de son influence grandissante, estime avoir été injustement écarté de plusieurs processus décisionnels et arbitrages disciplinaires.
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