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CAN 2024, la Côte d’Ivoire renverse le Mali et rejoint la RDC en demi-finale

Samedi 3 Février 2024

Au rayon des qualificatifs, le stock va finir par être épuisé pour définir cette équipe de Côte d’Ivoire dans cette CAN. Folle, incroyable, géante, increvable et tout ce que le dictionnaire peut compter comme mots pour définir cet énorme exploit réalisé par l’équipe d’Emerse Faé. Samedi, face au Mali, on a dépassé le miracle, on cherche encore les mots pour parler de ce magnifique renversement face au Mali qui avait tout pour aller en demi-finale.

ll y a eu d’abord cette image…On ne se rappelle pas avoir vu Faé courir aussi vite sur un terrain lorsqu’il évoluait dans le championnat de France (Nantes, Nice). On exagère à peine. Dans la touffeur de Bouaké et dans le chaudron du stade de la Paix, le sélectionneur ivoirien a piqué un sprint vers une destination inconnue au moment de l’égalisation de son équipe par Simon Adingra (90e). Pendant que la pénombre avait fini de s’installer sur Bouaké, recouvrant les derniers espoirs des Ivoiriens menés 1-0 et réduits à 10, Simon Adingra a surgi et fait le boulot, presque à lui tout seul. L’attaquant de Brighton (Premier League) a égalisé dans une ambiance indescriptible, déclenchant la fusion du stade.




Une nouvelle fois, la Côte d’Ivoire est revenue de nulle part. Comme lors de sa qualification miraculeuse après le premier tour, et comme sa victoire aux tirs au but en huitième face au Sénégal. Le meilleur était donc à venir avec cette madjer d’Oumar Diakité au bout de la prolongation (120e) après une frappe de Seko Fofana. Diakité, en pleurs après la déroute au premier tour face à la Guinée équatoriale (0-4) alors que les Éléphants étaient aux portes de leur CAN. Les pleurs étaient pour le camp d’en face, les Maliens qui ont laissé échapper cette place en demies.

Odillon Kossounou voit rouge
Ce quart de finale entre deux pays voisins et « frères » aurait pu basculer en effet de l'autre côté. Car les hommes d’Éric Chelle ont eu de belles opportunités de prendre l’avantage, notamment sur un pénalty provoqué par le défenseur Odilon Kossounou (15e) sur Lassine Sinayoko. Mais Adama Traoré Noss a perdu son duel avec Yahia Fofana. Le miracle ivoirien continue…

Mais Odilon Kossounou, déjà averti sur l’action du pénalty et au bord de la rupture depuis le début de la rencontre, craque avant la mi-temps en commettant une nouvelle faute sur Sinayoko qui s’était ouvert le chemin du but. Deuxième carton jaune et expulsion logique pour le défenseur central ivoirien. Les Éléphants vont devoir jouer à 10 pendant au moins une mi-temps avec un Max-Alain Gradel replacé en latéral droit après la pause et la sortie de Serge 

On a cru que le match avait définitivement basculé lorsque Nene Dorgeles a ouvert le score (72e) alors qu’il restait un peu plus d’un quart d’heure à jouer. Dorgeles, tout un symbole ! Le milieu malien, né à Kayes de parents ivoiriens, avait la joie mesurée au moment de fêter son but. Il avait pourtant de quoi être fier, tellement son ouverture du score était magnifique ; une frappe des 20 mètres qui se loge en pleine lucarne et fige le gardien ivoirien Yahia Fofana en même que le stade de la Paix de Bouaké.

Mais les Éléphants ont la peau dure ! Même à 10, même menés et dominés, ils ont encore trouvé les ressources pour égaliser dans les dernières minutes de la seconde période et pousser les Maliens à la prolongation. Et ils auraient même pu mener à leur tour sur cette reprise de la tête de Sébastien Haller qui a fini sur la barre transversale de Djigui Diarra (95e).

Étonnamment, cette égalisation transcende les hommes d’Emerse Faé qui jouent mieux, se libèrent, et étaient portés par un magnifique public orange. Le Mali est contenu, affiche sa fébrilité et ne peut pas faire la différence, jusqu’à cette talonnade de Diakité.

Les Ivoiriens sont en demi-finale et ils l’ont mérité. Cette équipe n’est pas un rouleau compresseur, elle a eu beaucoup de mal à faire le jeu face à ce Mali très joueur. Le puissant milieu de terrain, incarné par la paire Fofana-Kessié, s’est souvent heurté au mouvement perpétuel des hommes de l’entrejeu malien, mais elle a un cœur qui soulève des montagnes et un public désormais totalement acquis à sa cause. Ces gages seront-ils suffisants pour battre la RDC en demi-finale et aller chercher la Coupe ? « Impossible n’est pas ivoirien », répondraient les 40 000 spectateurs de Bouaké et les 27 millions d’Ivoiriens.
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