Burkina: les putschistes accusent Damiba de "planifier une contre-offensive" depuis une "base française"

Samedi 1 Octobre 2022

Les militaires qui ont pris le pouvoir au Burkina Faso ont accusé samedi, dans une allocution télévisée, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, renversé la veille, de "planifier une contre-offensive", depuis une "base française", près de Ouagadougou. "Cela fait suite à notre ferme volonté d'aller vers d'autres partenaires prêts à nous aider dans la lutte contre le terrorisme", ont-ils ajouté, lisant un communiqué signé du nouvel homme fort du Burkina, le capitaine Ibrahim Traoré.


Alors que la matinée était calme à Ouagadougou et augurait un retour à la normale, des coups de feu de nouveau ont retenti dans la capitale burkinabè. Des militaires sont aussi déployés. La veille, après une journée confuse, le capitaine Ibrahim Traoré a pris la place de Paul-Henri Saondogo Damiba à la tête du pays.


19h30 : Dans le communiqué lu plus tôt ce samedi par l'un des membres de la junte, le lieutenant Jean-Baptiste Kabré, à la télévision nationale burkinabè, les putshistes ont déclaré que le coup de force de la veille avait eu lieu à cause de divergences sur le choix de leur partenaire pour la lutte antiterroriste. La Russie n'était pas citée, mais des drapeaux russes étaient agités vendredi place de la Nation, à Ouagadougou.

Cela fait suite à notre volonté d'aller vers d'autres partenaires prêts à nous aider dans notre lutte contre le terrorisme. Nous invitons les vaillantes populations, dignes et intègres, à ne pas tomber dans le piège et de faire confiance en notre combat, qui n'est autre que la restauration de l'intégrité territoriale.

Cela fait suite à notre volonté d'aller vers d'autres partenaires prêts à nous aider dans notre lutte contre le terrorisme. Nous invitons les vaillantes populations, dignes et intègres, à ne pas tomber dans le piège et de faire confiance en notre combat, qui n'est autre que la restauration de l'intégrité territoriale.


Déclaration du lieutenant Jean-Baptiste Kabré ce samedi


 

Le camp militaire de Kamboinsin abrite effectivement les forces spéciales françaises de Sabre, une force antiterroriste. Pour autant, Paris dément garder ou protéger le lieutenant-colonel Damiba et réfute toute implication dans les évènements en cours. Anne-Claire Legendre est la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères. Elle s'est exprimée, au micro de David Baché, du service Afrique de RFI. 
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