À moins d'une semaine du second tour, l’actuel président Lula et son adversaire Flavio Bolsonaro se sont retrouvés face à face pour un débat télévisé. Une première, alors que les deux candidats sont au coude à coude dans les sondages. Le débat a davantage tourné autour d’attaques personnelles que du débat d’idées.
Difficile de savoir si un tel débat télévisé influencera les 33 millions de Brésiliens qui n’ont pas voté lors du premier tour. Un débat plein d’attaques, d’insultes, d’accusations de corruption, de mensonge… des deux côtés, rapporte notre correspondante au Brésil, Sarah Cozzolino.
Sur la forme, Flavio Bolsonaro s’est montré calme et confiant. Il a souvent eu une attitude insolente. Il passait derrière son adversaire Lula en gesticulant et en faisant des grimaces, quand celui-ci avait la parole. Une attitude qui rappelle celle de Donald Trump en 2016 face à Hillary Clinton. La stratégie étant d’apparaître sur toutes les vidéos coupées pour les réseaux sociaux. À la fin, les modérateurs ont même dû interrompre le débat.
« Ton père peut voter pour moi »
De son côté, Lula est souvent resté sur la défensive, avec quelques moments de répartie, comme lorsque son adversaire lui a demandé pourquoi plus de 70% des personnes en prison avaient voté pour lui. « Je veux 100 % de leurs voix, dont celles de ton père. Ton père peut voter pour moi. Il te connaît, donc il sait que je suis meilleur que toi », a répondu Lula. Il ajoute : «Mon adversaire ne connaît les bus que par les livres, car il n'est jamais monté dans un bus. Flávio n'a jamais travaillé. Il ne sait pas ce qu'est le travail. »
Sur le fond, Flavio Bolsonaro n’a répondu à aucune des questions de Lula. Interrogés sur leurs propositions pour la santé, la sécurité, ou encore la productivité, les candidats ont peu parlé de leurs programmes. Ils s’affronteront pour un dernier débat avant le second tour, ce vendredi 23 octobre. «Je suis en panique»: au Brésil, les militants pro-Lula ont peur de la victoire de Flavio Bolsonaro. Ce dimanche au Brésil, les partisans du président sortant Lula, candidat à sa réélection, mais aussi ceux du sénateur Flavio Bolsonaro, son adversaire dans la course à la présidence, sont descendus dans la rue. À une semaine du second tour, les deux camps ont voulu montrer leur force, écrit notre envoyé spécial dans l’État du Minas Gerais, Achim Lippold.
« Je suis en panique, dit cette personne qui penche pour Lula, parce que ce que Flavio Bolsonaro dit, il va le faire aussi. Il y a des gens qui disent : “Mais non, il ne fera pas tout ce qu’il dit.” Mais si, il va appliquer son programme, et tout ce qu’il veut faire va à l’encontre de la démocratie et des intérêts des personnes les plus défavorisées. »
Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées dans une ambiance festive. Tous ne sont pas des sympathisants du Parti des travailleurs, mais ils sont unis par une même volonté : barrer la route à une deuxième présidence Bolsonaro. C’est le cas de Marco, psychologue : « J’ai toujours été très discret dans l’expression publique de mes convictions politiques. Je trouve que mon métier l’exige. Il exige une certaine neutralité, parce que je travaille avec beaucoup de personnes. Mais là, on arrive à un moment où la démocratie est en péril. Donc, je passe outre mes réticences antérieures, parce que la situation fait qu’on ne peut plus rester neutre. »
Un sujet était sur toutes les lèvres ce dimanche parmi les manifestants. Pour la première fois depuis le premier tour, remporté par Flavio Bolsonaro, Lula était donné en tête dans un sondage. Il y a eu une radicalisation de certaines positions de la part de Flavio Bolsonaro dans les jours qui ont suivi le premier tour. Il a notamment annoncé qu'il serait disposé à changer la Constitution pour augmenter la durée de son mandat. Donc cela a produit une réaction de la société civile et notamment de la jeunesse qui a organisé de manière spontanée, notamment via les réseaux sociaux, plusieurs manifestations. Cela a contribué à donner une nouvelle vitalité à la campagne du président Lula.
Difficile de savoir si un tel débat télévisé influencera les 33 millions de Brésiliens qui n’ont pas voté lors du premier tour. Un débat plein d’attaques, d’insultes, d’accusations de corruption, de mensonge… des deux côtés, rapporte notre correspondante au Brésil, Sarah Cozzolino.
Sur la forme, Flavio Bolsonaro s’est montré calme et confiant. Il a souvent eu une attitude insolente. Il passait derrière son adversaire Lula en gesticulant et en faisant des grimaces, quand celui-ci avait la parole. Une attitude qui rappelle celle de Donald Trump en 2016 face à Hillary Clinton. La stratégie étant d’apparaître sur toutes les vidéos coupées pour les réseaux sociaux. À la fin, les modérateurs ont même dû interrompre le débat.
« Ton père peut voter pour moi »
De son côté, Lula est souvent resté sur la défensive, avec quelques moments de répartie, comme lorsque son adversaire lui a demandé pourquoi plus de 70% des personnes en prison avaient voté pour lui. « Je veux 100 % de leurs voix, dont celles de ton père. Ton père peut voter pour moi. Il te connaît, donc il sait que je suis meilleur que toi », a répondu Lula. Il ajoute : «Mon adversaire ne connaît les bus que par les livres, car il n'est jamais monté dans un bus. Flávio n'a jamais travaillé. Il ne sait pas ce qu'est le travail. »
Sur le fond, Flavio Bolsonaro n’a répondu à aucune des questions de Lula. Interrogés sur leurs propositions pour la santé, la sécurité, ou encore la productivité, les candidats ont peu parlé de leurs programmes. Ils s’affronteront pour un dernier débat avant le second tour, ce vendredi 23 octobre. «Je suis en panique»: au Brésil, les militants pro-Lula ont peur de la victoire de Flavio Bolsonaro. Ce dimanche au Brésil, les partisans du président sortant Lula, candidat à sa réélection, mais aussi ceux du sénateur Flavio Bolsonaro, son adversaire dans la course à la présidence, sont descendus dans la rue. À une semaine du second tour, les deux camps ont voulu montrer leur force, écrit notre envoyé spécial dans l’État du Minas Gerais, Achim Lippold.
« Je suis en panique, dit cette personne qui penche pour Lula, parce que ce que Flavio Bolsonaro dit, il va le faire aussi. Il y a des gens qui disent : “Mais non, il ne fera pas tout ce qu’il dit.” Mais si, il va appliquer son programme, et tout ce qu’il veut faire va à l’encontre de la démocratie et des intérêts des personnes les plus défavorisées. »
Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées dans une ambiance festive. Tous ne sont pas des sympathisants du Parti des travailleurs, mais ils sont unis par une même volonté : barrer la route à une deuxième présidence Bolsonaro. C’est le cas de Marco, psychologue : « J’ai toujours été très discret dans l’expression publique de mes convictions politiques. Je trouve que mon métier l’exige. Il exige une certaine neutralité, parce que je travaille avec beaucoup de personnes. Mais là, on arrive à un moment où la démocratie est en péril. Donc, je passe outre mes réticences antérieures, parce que la situation fait qu’on ne peut plus rester neutre. »
Un sujet était sur toutes les lèvres ce dimanche parmi les manifestants. Pour la première fois depuis le premier tour, remporté par Flavio Bolsonaro, Lula était donné en tête dans un sondage. Il y a eu une radicalisation de certaines positions de la part de Flavio Bolsonaro dans les jours qui ont suivi le premier tour. Il a notamment annoncé qu'il serait disposé à changer la Constitution pour augmenter la durée de son mandat. Donc cela a produit une réaction de la société civile et notamment de la jeunesse qui a organisé de manière spontanée, notamment via les réseaux sociaux, plusieurs manifestations. Cela a contribué à donner une nouvelle vitalité à la campagne du président Lula.