Bourses étudiantes impayées : Jean Bernard Diatta lance un appel solennel au gouvernement

Mardi 10 Février 2026

 Face à la persistance des tensions dans les universités sénégalaises, Jean Bernard Diatta, doctorant en Sociologie à l’Université Assane Seck de Ziguinchor et délégué régional MIMI 2024, a lancé un appel solennel au Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, pour une résolution durable de la crise des bourses étudiantes.

Dans une lettre adressée au Palais de la République, M. Diatta souligne son inquiétude : « Je me permets de m’adresser à vous, pur produit de l’université sénégalaise, qui avez incarné l’excellence académique et l’engagement pour la jeunesse, en cette période critique marquée par des tensions récurrentes dans nos universités ».

Le doctorant met en avant les difficultés persistantes malgré les mesures annoncées par l’État : « Malgré les mesures récentes, telles que le déblocage de 38 milliards FCFA en décembre 2025 et les paiements échelonnés annoncés, les arriérés – notamment pour les étudiants en Master à l’UCAD et ailleurs  continuent d’alimenter grèves, affrontements violents et blocages académiques, comme observé ces derniers jours en février 2026 ».

Pour Jean Bernard Diatta, ces troubles risquent de compromettre l’élan de transformation que porte le gouvernement : « Ces troubles, survenant dans un contexte de transformation ambitieuse du Sénégal sous votre impulsion, risquent de ternir l’élan de renouveau que vous portez avec tant de conviction ».

Il appelle le chef de l’État à prendre des mesures immédiates : « Je vous conjure, Monsieur le Président, de prendre des mesures décisives : un calendrier contraignant de versement intégral des arriérés, une réforme structurelle du fonds de bourses alignée sur le calendrier académique, et un dialogue inclusif avec les représentants étudiants pour prévenir toute récurrence ».

M. Diatta termine en rappelant l’importance des universités pour l’avenir du pays : « Les universités, creuset de la souveraineté nationale et vivier de nos futures élites, méritent une réponse idoine et immédiate pour restaurer la sérénité ».

Dans la même rubrique :