L’arrestation de Domingos Simões Pereira, leader du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), relance les accusations contre l’ancien président Umaro Sissoco Embaló. Depuis l’étranger, où il réside désormais, l’ex-chef de l’État continuerait, selon l’opposition, à peser sur les décisions de la junte et à manœuvrer pour écarter son principal adversaire politique avant les prochaines échéances électorales.
Domingos Simões Pereira s’attendait à être placé en détention. La veille de son arrestation, le responsable du PAIGC avait reçu une convocation pour comparaître, vendredi 10 juillet à 10 heures, devant le tribunal militaire. Convaincu qu’il ne rentrerait pas chez lui à l’issue de l’audition, il avait préparé une valise contenant quelques effets personnels et ses médicaments.
Mais il n’a pas eu le temps de se rendre lui-même devant la juridiction. Selon son frère, présent à son domicile, un véhicule de police est venu le chercher avant son départ.
« Avant même de monter dans sa voiture pour se rendre devant la Cour, un véhicule de police est venu le chercher et des agents lui ont demandé de les suivre. Il était tranquille, serein », a-t-il raconté.
Quelques minutes plus tard, son placement en détention a été prononcé en l’absence de ses avocats. Le leader du PAIGC a ensuite été conduit à la Segunda Esquadra, un commissariat de police de Bissau où il avait déjà été incarcéré après le putsch du 26 novembre 2025.
L’opposition désigne Embaló
Domingos Simões Pereira s’attendait à être placé en détention. La veille de son arrestation, le responsable du PAIGC avait reçu une convocation pour comparaître, vendredi 10 juillet à 10 heures, devant le tribunal militaire. Convaincu qu’il ne rentrerait pas chez lui à l’issue de l’audition, il avait préparé une valise contenant quelques effets personnels et ses médicaments.
Mais il n’a pas eu le temps de se rendre lui-même devant la juridiction. Selon son frère, présent à son domicile, un véhicule de police est venu le chercher avant son départ.
« Avant même de monter dans sa voiture pour se rendre devant la Cour, un véhicule de police est venu le chercher et des agents lui ont demandé de les suivre. Il était tranquille, serein », a-t-il raconté.
Quelques minutes plus tard, son placement en détention a été prononcé en l’absence de ses avocats. Le leader du PAIGC a ensuite été conduit à la Segunda Esquadra, un commissariat de police de Bissau où il avait déjà été incarcéré après le putsch du 26 novembre 2025.
L’opposition désigne Embaló
Pour les proches de Domingos Simões Pereira, cette nouvelle arrestation ne relève pas d’une simple procédure judiciaire. Ils accusent directement Umaro Sissoco Embaló d’en être l’un des principaux instigateurs et de continuer à influencer les autorités de transition depuis son exil au Maroc.
Selon l’opposition, l’ancien président agirait par l’intermédiaire de plusieurs responsables restés aux commandes de l’appareil d’État. Le nouveau magistrat chargé du dossier, Mamadu Embaló, serait également, d’après les avocats de DSP, un proche parent de l’ancien chef de l’État. Cette relation de parenté n’a toutefois pas été confirmée officiellement.
Les partisans de Domingos Simões Pereira estiment qu’Umaro Sissoco Embaló, malgré son départ du pouvoir, continuerait ainsi de tirer les ficelles afin d’affaiblir son ennemi politique historique et de l’empêcher de peser dans la recomposition institutionnelle en cours.
L’ancien président a toujours rejeté les accusations selon lesquelles il manipulerait la junte depuis l’étranger.
Une procédure militaire contestée
Selon l’opposition, l’ancien président agirait par l’intermédiaire de plusieurs responsables restés aux commandes de l’appareil d’État. Le nouveau magistrat chargé du dossier, Mamadu Embaló, serait également, d’après les avocats de DSP, un proche parent de l’ancien chef de l’État. Cette relation de parenté n’a toutefois pas été confirmée officiellement.
Les partisans de Domingos Simões Pereira estiment qu’Umaro Sissoco Embaló, malgré son départ du pouvoir, continuerait ainsi de tirer les ficelles afin d’affaiblir son ennemi politique historique et de l’empêcher de peser dans la recomposition institutionnelle en cours.
L’ancien président a toujours rejeté les accusations selon lesquelles il manipulerait la junte depuis l’étranger.
Une procédure militaire contestée
La justice militaire soupçonne le président du PAIGC d’avoir participé à une tentative de coup d’État en octobre 2025. Quelques jours avant les élections présidentielle et législatives du 23 novembre, l’armée avait annoncé l’arrestation de plusieurs officiers supérieurs, affirmant qu’une opération destinée à interrompre le processus électoral avait été déjouée.
Domingos Simões Pereira a toujours nié toute implication. Ses avocats dénoncent une procédure opaque, conduite devant une juridiction qu’ils jugent incompétente pour poursuivre un civil.
« Notre client est un civil. Il a été placé en détention et, pourtant, nous n’avons reçu aucune notification. Nous ne savons même pas sur quelle base légale il a été arrêté », dénonce Me Larifou, l’un de ses conseils.
L’opposition estime également que le premier juge chargé du dossier aurait subi des pressions avant de se retirer de l’instruction.
Écarter DSP avant le référendum et les élections
Domingos Simões Pereira a toujours nié toute implication. Ses avocats dénoncent une procédure opaque, conduite devant une juridiction qu’ils jugent incompétente pour poursuivre un civil.
« Notre client est un civil. Il a été placé en détention et, pourtant, nous n’avons reçu aucune notification. Nous ne savons même pas sur quelle base légale il a été arrêté », dénonce Me Larifou, l’un de ses conseils.
L’opposition estime également que le premier juge chargé du dossier aurait subi des pressions avant de se retirer de l’instruction.
Écarter DSP avant le référendum et les élections
Les proches de l’ancien Premier ministre établissent un lien direct entre son arrestation et l’accélération du calendrier politique de la transition. Le président de la junte, Horta N’Tam, a annoncé l’organisation d’un référendum constitutionnel le 30 août, avant des élections présidentielle et législatives prévues le 6 décembre.
Entre février et juin, les autorités ont fait publier une nouvelle Constitution, un code électoral et une loi sur les partis politiques. Pour l’opposition, l’objectif serait de verrouiller le processus et d’empêcher Domingos Simões Pereira de mobiliser contre le référendum ou de se présenter à l’élection présidentielle.
« Ils veulent empêcher DSP de peser contre cette mascarade et de se porter candidat. C’est évident », affirme l’un de ses proches.
Dans ce contexte, l’arrestation du leader du PAIGC apparaît, aux yeux de ses soutiens, comme une étape supplémentaire d’un plan politique attribué à Umaro Sissoco Embaló : maintenir son influence sur la Guinée-Bissau depuis l’étranger, protéger ses réseaux au sein du pouvoir et neutraliser son principal adversaire avant les scrutins de décembre.
Les avocats de Domingos Simões Pereira appellent désormais la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest à intervenir. Ils accusent la Cedeao d’avoir laissé la crise politique s’enliser et espèrent que la situation de l’opposant sera examinée lors de son prochain sommet.
Entre février et juin, les autorités ont fait publier une nouvelle Constitution, un code électoral et une loi sur les partis politiques. Pour l’opposition, l’objectif serait de verrouiller le processus et d’empêcher Domingos Simões Pereira de mobiliser contre le référendum ou de se présenter à l’élection présidentielle.
« Ils veulent empêcher DSP de peser contre cette mascarade et de se porter candidat. C’est évident », affirme l’un de ses proches.
Dans ce contexte, l’arrestation du leader du PAIGC apparaît, aux yeux de ses soutiens, comme une étape supplémentaire d’un plan politique attribué à Umaro Sissoco Embaló : maintenir son influence sur la Guinée-Bissau depuis l’étranger, protéger ses réseaux au sein du pouvoir et neutraliser son principal adversaire avant les scrutins de décembre.
Les avocats de Domingos Simões Pereira appellent désormais la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest à intervenir. Ils accusent la Cedeao d’avoir laissé la crise politique s’enliser et espèrent que la situation de l’opposant sera examinée lors de son prochain sommet.