Autoroute Mbour-Fatick-Kaolack : 10 milliards FCFA de recettes attendus dès la première année, selon Dr Ibrahima Sall, DG des ADS

Samedi 29 Aout 2026

Le nouveau tronçon autoroutier Mbour-Fatick-Kaolack pourrait générer environ 10 milliards de FCFA de recettes dès sa première année d’exploitation. L’estimation est avancée par le Directeur général des Autoroutes du Sénégal, Dr Ibrahima Sall, qui défend également le tarif de 3 000 FCFA appliqué sur les 100 kilomètres reliant Mbour à Kaolack.

La nouvelle autoroute Mbour-Fatick-Kaolack n’est pas seulement considérée comme une infrastructure de désenclavement. Elle doit également générer des ressources financières susceptibles de participer au développement du réseau national. Selon les premières projections des Autoroutes du Sénégal, environ 10 milliards de FCFA pourraient être encaissés durant la première année.

« Les premières projections tablent sur environ 10 milliards de FCFA de recettes dès la première année. Il s’agit d’une estimation basée sur les hypothèses les plus prudentes », indique Ibrahima Sall.

Le DG précise que les modèles financiers retiennent généralement une progression annuelle du trafic de l’ordre de 6 %, voire davantage selon les sections, tout en appelant à la prudence en l’absence de données d’exploitation sur plusieurs années.

3 000 FCFA entre Mbour et Kaolack

Le prix du péage suscite cependant des interrogations. Un automobiliste doit payer 3 000 FCFA pour parcourir les 100 kilomètres entre Mbour et Kaolack. Depuis Dakar, le trajet jusqu’à Kaolack revient à 6 500 FCFA pour un véhicule particulier. Ibrahima Sall explique que « le tarif de 3 000 FCFA correspond à environ 30 FCFA par kilomètre sur les 100 kilomètres du tronçon ».

Selon lui, la tarification dépend avant tout du modèle économique retenu pour chaque autoroute. « Lorsque l’État est majoritaire dans une société d’exploitation, il dispose d’une plus grande flexibilité. Il peut arbitrer entre la nécessité de rentabiliser l’infrastructure et celle de maintenir des tarifs acceptables pour les usagers », explique-t-il.

L’exploitation de Mbour-Fatick-Kaolack est confiée à Sen Autoroutes, société dans laquelle l’État, à travers la SN ADS SA, détient 55 % du capital, contre 45 % pour le partenaire privé chinois. Pour Ibrahima Sall, les recettes provenant des axes les plus rentables doivent également permettre de financer ceux dont le trafic est moins important. Il cite notamment le futur Kaolack-Tambacounda, long d’environ 256 kilomètres.

« L’État doit pouvoir utiliser les recettes générées par les tronçons les plus rentables pour contribuer au financement des infrastructures moins rentables. C’est une logique d’équilibre territorial », soutient-il.
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