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« Aucun progrès concret » : les ONG dénoncent la dérive autoritaire en Guinée-Bissau

Vendredi 23 Janvier 2026

Des organisations de défense des droits de l’homme en Afrique de l’Ouest ont dénoncé, dans une déclaration conjointe, « l’absence totale de progrès concrets » dans l’application des résolutions de la CEDEAO en Guinée-Bissau, plus d’un mois après le coup d’État du 26 novembre 2025 et le sommet des chefs d’État du 14 décembre à Abuja.

Afrikajom, la Ligue sénégalaise des droits de l’homme, la Raddho, Africtivistes, le Front populaire et plusieurs autres organisations régionales fustigent un « retard inacceptable » dans le retour à l’ordre constitutionnel, malgré la reconnaissance par la CEDEAO de la victoire électorale de Fernando Dias da Costa et le rejet de toute transition militaire.

« Plus d'un mois après le Sommet des Chefs d'État et de gouvernement de la CEDEAO, qui s'est tenu le 14 décembre 2025 à Abuja, au Nigeria, le peuple Bissau guinéen constate avec une profonde perplexité l'absence totale de progrès concrets dans la mise en œuvre des résolutions alors adoptées. Dans le même temps, on assiste à une dégradation marquée de la situation politique et sociale en Guinée-Bissau, résultant du coup d'État orchestré le 26 novembre 2025 par Úmaro Sissoco Embaló et son cercle de chefs militaires, dans le but d'empêcher la proclamation de la victoire électorale du candidat indépendant Fernando Dias da Costa », soulignent-elles dans une déclaration conjointe

Elles dénoncent la poursuite des détentions arbitraires, des violences, des intimidations et des atteintes à la liberté d’expression, en violation de la Constitution bissau-guinéenne et des protocoles communautaires. Plusieurs personnalités politiques, dont Domingos Simões Pereira, restent privées de liberté, selon ces organisations.

Les défenseurs des droits humains accusent également Úmaro Sissoco Embaló de demeurer au cœur du dispositif de pouvoir de facto et critiquent l’inaction de la CEDEAO, notamment après une mission régionale à Bissau restée sans communication officielle. « Il convient de souligner qu'Úmaro Sissoco Embaló a été le principal responsable du coup d'État du 26 novembre et continue de guider les actions des autorités de facto. Le maintien de ses photos dans les bâtiments officiels et la nomination de personnes de sa confiance à des postes clés de l'administration publique Bissau guinéenne constituent des preuves irréfutables de la complicité institutionnelle dans l'usurpation du pouvoir », lit-on dans les colonnes du texte.

Face aux risques d’aggravation de la crise, ils appellent la CEDEAO à imposer des sanctions immédiates contre les auteurs du putsch et exhortent la communauté internationale à agir pour garantir la libération des détenus et le respect de la volonté populaire.
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