Moscou prend le contrôle des filiales en Russie de Nestlé, Auchan et de l'ex-Leroy Merlin. Les actifs de ces filiales ont été transférés sous « administration temporaire » à la société russe L.E.V. Management. Vendredi 18 septembre, le Kremlin a justifié sa décision par le fait que ces entreprises européennes viennent des pays « inamicaux » soutenant militairement l'Ukraine.
Pour les trois groupes concernés, les contours de cette prise de contrôle restent encore flous. Ils ont demandé des explications aux autorités russes, mais n’ont pas obtenu de réponse pour l’instant.
Selon le média d’investigation russe Novaïa Gazeta Europe, la société russe « L.E.V. Management, où seront logés les actifs, n’a été fondée que l’an dernier et reste peu connue du public. » Elle est dirigée par un général du ministère russe de l’Intérieur, souligne ce même média.
Cette décision s’inscrit dans une politique engagée par Moscou depuis le début de la guerre en Ukraine : renforcer progressivement le contrôle de l’État russe sur les entreprises détenues par des intérêts étrangers.
Dans plusieurs cas, la mise sous « administration temporaire » a été le prélude à une vente forcée ou à une expropriation, comme cela avait été le cas, par exemple, pour Danone et Carlsberg en 2023.
La France a appelé vendredi les autorités russes « à revenir » sur leur décision de prendre le contrôle de plusieurs filiales d'entreprises françaises. « La France dénonce la mise sous administration provisoire sans justification des filiales russes de plusieurs entreprises françaises et européennes » et elle « est en contact étroit avec les entreprises concernées et appelle les autorités russes à revenir sur cette décision », selon un communiqué conjoint des ministères des Affaires étrangères et de l'Économie.
Selon une estimation du cabinet d’avocats russe NSP, l’État aurait ainsi saisi, depuis 2022, plus de 50 milliards de dollars de biens privés, dont des actifs appartenant à des entreprises étrangères.
Pour les trois groupes concernés, les contours de cette prise de contrôle restent encore flous. Ils ont demandé des explications aux autorités russes, mais n’ont pas obtenu de réponse pour l’instant.
Selon le média d’investigation russe Novaïa Gazeta Europe, la société russe « L.E.V. Management, où seront logés les actifs, n’a été fondée que l’an dernier et reste peu connue du public. » Elle est dirigée par un général du ministère russe de l’Intérieur, souligne ce même média.
Cette décision s’inscrit dans une politique engagée par Moscou depuis le début de la guerre en Ukraine : renforcer progressivement le contrôle de l’État russe sur les entreprises détenues par des intérêts étrangers.
Dans plusieurs cas, la mise sous « administration temporaire » a été le prélude à une vente forcée ou à une expropriation, comme cela avait été le cas, par exemple, pour Danone et Carlsberg en 2023.
La France a appelé vendredi les autorités russes « à revenir » sur leur décision de prendre le contrôle de plusieurs filiales d'entreprises françaises. « La France dénonce la mise sous administration provisoire sans justification des filiales russes de plusieurs entreprises françaises et européennes » et elle « est en contact étroit avec les entreprises concernées et appelle les autorités russes à revenir sur cette décision », selon un communiqué conjoint des ministères des Affaires étrangères et de l'Économie.
Selon une estimation du cabinet d’avocats russe NSP, l’État aurait ainsi saisi, depuis 2022, plus de 50 milliards de dollars de biens privés, dont des actifs appartenant à des entreprises étrangères.