L’arrestation d’Amadou Sarang Diallo, militant de la cause palestinienne, suscite des réactions au Sénégal. Le directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, Seydi Gassama, et Cheikh Fall Sylla, membre de Pastef, réclament sa libération. Tous deux dénoncent une atteinte à la liberté d’expression, alors que le jeune homme est poursuivi à la suite de propos tenus sur les réseaux sociaux contre la participation d’athlètes israéliens aux Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) de Dakar 2026.
L’interpellation d’Amadou Sarang Diallo par la Division des investigations criminelles (DIC) continue de faire réagir. Âgé de 27 ans et originaire de Nguékhohk, dans le département de Mbour, le militant propalestinien a été arrêté après la diffusion d’une vidéo sur TikTok dans laquelle il appelait les Sénégalais à s’opposer à la présence d’athlètes israéliens aux Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar 2026.
Dans cette vidéo, il aurait notamment déclaré que « les athlètes israéliens n’auront pas de paix s’ils mettent les pieds à Dakar ». Des propos qui auraient motivé l’intervention des enquêteurs de la DIC.
Le jeune homme, qui a été déféré au parquet, se voit également reprocher des déclarations jugées irrévérencieuses envers les autorités politiques sénégalaises, notamment le président de la République, Bassirou Diomaye Faye.
Cheikh Fall Sylla dénonce une arrestation « honteuse »
Réagissant à cette affaire, Cheikh Fall Sylla, membre de Pastef, a vivement dénoncé l’arrestation du militant, établissant un parallèle avec les manifestations organisées dans plusieurs pays occidentaux contre les opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza.
« En France, en Espagne, en Amérique, les gens manifestent contre le massacre de Gaza par le régime génocidaire lâche de Sheytanyahu... Au Sénégal, on arrête un citoyen pour avoir exprimé son désaccord avec Israël », s’est-il indigné.
Dans sa publication, le responsable politique s’interroge sur les motivations d’une telle interpellation, avant de conclure : « C’est honteux et ce n’est pas à mon nom, moi ! »
Il a terminé son message par un appel explicite : « Free Amadou Sarang Diallo ».
Seydi Gassama : « La liberté d’expression ne doit pas être criminalisée pendant les Jeux »
Le directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, Seydi Gassama, a également pris position en faveur de la libération du jeune militant. « Libérez Amadou Sarang Diallo ! La liberté d’expression ne doit pas être criminalisée pendant les Jeux », a-t-il déclaré. Pour le défenseur des droits humains, les prises de position du militant s’inscrivent dans un engagement ancien en faveur de la cause palestinienne.
« Amadou Sarang Diallo n’est pas violent. Il a participé à plusieurs actions pacifiques de dénonciation du génocide de l’État d’Israël à Gaza, y compris pendant les matchs de l’équipe nationale de football au stade du Président Abdoulaye Wade », a rappelé Seydi Gassama.
Cette intervention pose la question des limites de la liberté d’expression dans le contexte d’un événement sportif international, alors que la participation des athlètes israéliens fait l’objet de contestations de la part de certains militants propalestiniens.
Le militant aurait présenté ses excuses devant les enquêteurs
Selon des informations rapportées par certaines sources, Amadou Sarang Diallo aurait exprimé des regrets au cours de son interrogatoire à la DIC. Il aurait expliqué que ses déclarations relevaient d’une « erreur de communication », tout en présentant ses excuses. Le jeune militant aurait notamment soutenu que son intention était d’appeler au boycott ou à une contestation pacifique de la présence des sportifs israéliens, et non de proférer des menaces physiques contre eux.
Cette affaire intervient dans un contexte où la guerre à Gaza continue de susciter une forte mobilisation internationale. En France, en Espagne, aux États-Unis et dans plusieurs autres pays, des rassemblements ont été organisés pour dénoncer les opérations militaires israéliennes et exprimer la solidarité avec les populations palestiniennes.
Au Sénégal, la participation d’athlètes israéliens aux JOJ de Dakar 2026 alimente également le débat sur la liberté de manifester son opposition aux politiques de l’État hébreu. Si l’expression pacifique d’une opinion politique relève des libertés fondamentales, la sécurité des sportifs, quelle que soit leur nationalité, constitue également une obligation pour les autorités chargées de l’organisation des compétitions.
La question est donc de déterminer si les déclarations reprochées à Amadou Sarang Diallo constituent l’expression d’une opposition politique ou si elles peuvent être juridiquement qualifiées de menaces.
En attendant les suites de la procédure, les appels à sa libération se multiplient dans les milieux engagés pour la cause palestinienne.
L’interpellation d’Amadou Sarang Diallo par la Division des investigations criminelles (DIC) continue de faire réagir. Âgé de 27 ans et originaire de Nguékhohk, dans le département de Mbour, le militant propalestinien a été arrêté après la diffusion d’une vidéo sur TikTok dans laquelle il appelait les Sénégalais à s’opposer à la présence d’athlètes israéliens aux Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar 2026.
Dans cette vidéo, il aurait notamment déclaré que « les athlètes israéliens n’auront pas de paix s’ils mettent les pieds à Dakar ». Des propos qui auraient motivé l’intervention des enquêteurs de la DIC.
Le jeune homme, qui a été déféré au parquet, se voit également reprocher des déclarations jugées irrévérencieuses envers les autorités politiques sénégalaises, notamment le président de la République, Bassirou Diomaye Faye.
Cheikh Fall Sylla dénonce une arrestation « honteuse »
Réagissant à cette affaire, Cheikh Fall Sylla, membre de Pastef, a vivement dénoncé l’arrestation du militant, établissant un parallèle avec les manifestations organisées dans plusieurs pays occidentaux contre les opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza.
« En France, en Espagne, en Amérique, les gens manifestent contre le massacre de Gaza par le régime génocidaire lâche de Sheytanyahu... Au Sénégal, on arrête un citoyen pour avoir exprimé son désaccord avec Israël », s’est-il indigné.
Dans sa publication, le responsable politique s’interroge sur les motivations d’une telle interpellation, avant de conclure : « C’est honteux et ce n’est pas à mon nom, moi ! »
Il a terminé son message par un appel explicite : « Free Amadou Sarang Diallo ».
Seydi Gassama : « La liberté d’expression ne doit pas être criminalisée pendant les Jeux »
Le directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, Seydi Gassama, a également pris position en faveur de la libération du jeune militant. « Libérez Amadou Sarang Diallo ! La liberté d’expression ne doit pas être criminalisée pendant les Jeux », a-t-il déclaré. Pour le défenseur des droits humains, les prises de position du militant s’inscrivent dans un engagement ancien en faveur de la cause palestinienne.
« Amadou Sarang Diallo n’est pas violent. Il a participé à plusieurs actions pacifiques de dénonciation du génocide de l’État d’Israël à Gaza, y compris pendant les matchs de l’équipe nationale de football au stade du Président Abdoulaye Wade », a rappelé Seydi Gassama.
Cette intervention pose la question des limites de la liberté d’expression dans le contexte d’un événement sportif international, alors que la participation des athlètes israéliens fait l’objet de contestations de la part de certains militants propalestiniens.
Le militant aurait présenté ses excuses devant les enquêteurs
Selon des informations rapportées par certaines sources, Amadou Sarang Diallo aurait exprimé des regrets au cours de son interrogatoire à la DIC. Il aurait expliqué que ses déclarations relevaient d’une « erreur de communication », tout en présentant ses excuses. Le jeune militant aurait notamment soutenu que son intention était d’appeler au boycott ou à une contestation pacifique de la présence des sportifs israéliens, et non de proférer des menaces physiques contre eux.
Cette affaire intervient dans un contexte où la guerre à Gaza continue de susciter une forte mobilisation internationale. En France, en Espagne, aux États-Unis et dans plusieurs autres pays, des rassemblements ont été organisés pour dénoncer les opérations militaires israéliennes et exprimer la solidarité avec les populations palestiniennes.
Au Sénégal, la participation d’athlètes israéliens aux JOJ de Dakar 2026 alimente également le débat sur la liberté de manifester son opposition aux politiques de l’État hébreu. Si l’expression pacifique d’une opinion politique relève des libertés fondamentales, la sécurité des sportifs, quelle que soit leur nationalité, constitue également une obligation pour les autorités chargées de l’organisation des compétitions.
La question est donc de déterminer si les déclarations reprochées à Amadou Sarang Diallo constituent l’expression d’une opposition politique ou si elles peuvent être juridiquement qualifiées de menaces.
En attendant les suites de la procédure, les appels à sa libération se multiplient dans les milieux engagés pour la cause palestinienne.