Attaque contre l’Iran : Trump dissuade Israël et privilégie le dialogue

Mercredi 11 Février 2026

Reçu à la Maison Blanche mercredi 11 février, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a échangé à huis clos avec le président américain Donald Trump sur le dossier iranien. Le dirigeant israélien, qui était venu chercher le feu vert des États-Unis pour poursuivre d’éventuels bombardements contre l’Iran, a reçu des instructions visant à privilégier les négociations, limiter les dégâts et préserver des vies.

 

« Rien de définitif », insiste Donald Trump. À l’issue de sa rencontre avec Netanyahu, le président américain a affirmé avoir plaidé pour la poursuite des discussions avec l’Iran afin de « voir si oui ou non un accord peut être conclu », une option qui « aurait [sa] préférence », a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.
 

La réunion, la septième entre les deux hommes depuis le retour au pouvoir du républicain de 79 ans, a duré plus de deux heures et s’est tenue entièrement à l’écart des médias.

« Aucune décision définitive n’a été prise », a souligné Donald Trump, si ce n’est la volonté de continuer les pourparlers. Il a toutefois averti que « si ce n’est pas possible, nous devrons voir quel sera le résultat ».
 

Le président américain a rappelé que « la dernière fois, l’Iran avait décidé qu’il serait mieux de ne pas conclure d’accord » et que « cela a mal tourné pour eux », en référence aux frappes américaines sur des sites nucléaires iraniens lors de la guerre de douze jours déclenchée par Israël en juin. « Espérons que cette fois, ils seront plus raisonnables », a-t-il conclu.

Dans ce contexte, le Wall Street Journal indique que le Pentagone a placé en alerte un deuxième porte-avions susceptible d’être déployé au Proche-Orient. Donald Trump n’a toutefois pas encore donné l’ordre formel, rappelant que les États-Unis « avaient tout leur temps » mais devaient « se mettre en position ».

Benyamin Netanyahu, partisan d’une action militaire contre l’Iran, a, de son côté, « insisté sur les besoins sécuritaires de l’État d’Israël dans le cadre des négociations », selon un communiqué de ses services. Les deux dirigeants ont convenu de maintenir une coordination étroite.

Avant sa venue, le Premier ministre israélien avait réclamé que toute négociation inclue la limitation des missiles balistiques iraniens, considérée comme une ligne rouge pour Israël, et le gel du soutien de Téhéran à des groupes armés alliés dans la région, exigence centrale pour Tel-Aviv. Il a également affirmé que l’action militaire restait, selon lui, le seul moyen de résoudre durablement la question nucléaire iranienne.

Après de premiers pourparlers le 6 février à Oman, Washington et Téhéran ont dit vouloir poursuivre le dialogue, malgré des positions très éloignées. « Les discussions sont limitées à la question nucléaire », a affirmé mercredi Ali Larijani, chef du Conseil iranien de sécurité nationale, dans un entretien à Al Jazeera relayé par l’agence IRNA. Il a répété que l’Iran refuse de renoncer à l’enrichissement d’uranium et accuse Israël de chercher à « saboter » les pourparlers, tout en avertissant qu’en cas d’attaque américaine, Téhéran frapperait les bases des États-Unis dans la région.

Washington n’entend toutefois pas limiter un éventuel accord au nucléaire et souhaite également restreindre la portée des missiles balistiques iraniens

exclusif net
Dans la même rubrique :