Assemblée générale de l'ONU: Washington a refusé son visa au dirigeant soudanais Abdel Fattah al-Burhan

Mercredi 23 Septembre 2026

Alors que le leader soudanais devrait s’exprimer jeudi 24 septembre à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU, le général Abdel Fattah al-Burhan n’a toujours pas obtenu de visa pour les États-Unis. Selon plusieurs sources, Washington chercherait à imposer des conditions à la venue du chef de l'armée soudanaise et leader du conseil souverain. Mais cette décision irait à l'encontre des textes entre le pays et l'ONU.

Selon des sources diplomatiques, les États-Unis ont refusé d’accorder un visa au dirigeant soudanais. L'administration américaine a conditionné l’octroi de ce visa à l’acceptation par le général al-Burhan d'une trêve de trois mois dans le conflit qui oppose l’armée gouvernementale aux Forces de soutien rapide (FSR).

Dans le passé, le chef de l'armée soudanaise s'est opposé à plusieurs reprises à une trêve, estimant qu’elle permettrait aux forces paramilitaires de se regrouper et de préparer de nouvelles attaques.

Mardi 22 septembre, le département d’État américain a dénoncé ce qu'il qualifie de « dirigeants illégitimes qui gouvernent par la seule force », fustigeant leur refus de décréter une trêve humanitaire. « Ni les forces armées soudanaises, ni les Forces de soutien rapide, ni leurs dirigeants respectifs ne représentent un pouvoir légitime et constitutionnel au Soudan », a déclaré le porte-parole du département d’État, Tommy Pigott.

Cette déclaration est lourde de conséquences : elle sous-entend que les États-Unis ne reconnaissent pas la légitimité du général al-Burhan.



Mardi dans la soirée, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres s’est dit vivement préoccupé par la non-délivrance de ce visa. L’accord entre les Nations Unies et les États-Unis - où siège l’ONU - stipule que Washington doit délivrer sans entrave, ni retard, les visas d’entrée aux représentants des pays membres.

 
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