Assassinats ciblés en Israël : des milliers de manifestants dénoncent le manque de sécurité

Dimanche 1 Février 2026

Des milliers de manifestants juifs et arabes se sont rassemblés dans les rues de Tel-Aviv, samedi 31 janvier au soir, pour tancer le gouvernement et pointer l'abandon sécuritaire de la minorité arabe en Israël. L'année 2025 s'est achevée sur un bilan tragique et record de 252 meurtres, et le début de l'année 2026 est déjà marqué par un sanglant décompte : plus de 27 meurtres ont été recensés en janvier. Face à ce qu'ils appellent « l'anarchie d'État », les citoyens exigent des actes.

C'est une démonstration de force qui a déferlé entre le musée de Tel-Aviv et la place Habima. La « Marche des drapeaux noirs » n'était pas seulement une protestation politique ; c'était aussi une déclaration civique. Dans la foule, des familles endeuillées portaient les portraits de proches fauchés par le crime organisé, dénonçant une violence qui ne connaît plus de limites en Israël.

Parmi elles, Dayana, une mère de famille, originaire de la ville de Tira. Elle a témoigné de ce quotidien sous tension : « On n'en peut plus de la violence. C'est devenu du terrorisme. Nous vivons dans la peur. Nous voulons simplement vivre tranquillement, en paix, dans la sérénité, avoir la sécurité pour nos enfants, pour l'avenir de nos enfants. »

Cette colère cible directement l'exécutif. Les manifestants ont fustigé l'inaction d'un gouvernement, qu'ils accusent de mépris envers la sécurité de 20% de la population israélienne. Des discours sans concession, à l'image du député démocrate Gilad Kariv, qui a pointé du doigt le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, et le chef du gouvernement, Benyamin Netanyahu :

« Celui qui permet à Ben Gvir, le raciste et le fasciste, d'être le ministre responsable de la Sécurité nationale, ne se soucie pas de la vie des citoyens. Tout Premier ministre qui conclut une alliance avec Itamar Ben Gvir est un Premier ministre illégitime qui doit être démis de ses fonctions. »

Ce rassemblement marque un tournant dans une année électorale. Il ne s'agit plus d'une lutte sectorielle, mais d'une exigence d'égalité fondamentale devant la loi. Une lutte pour la vie qui dépasse toutes les divisions politiques.
 
Dans la même rubrique :