Assassinat de Jovenel Moïse : quatre mercenaires tués deux arrêtés, après la mort du président Haïtien

Jeudi 8 Juillet 2021

Le président haïtien Jovenel Moïse a été assassiné tôt ce mercredi matin à son domicile. Le président venait de nommer un nouveau Premier ministre, qui devait organiser des élections demandées par le Conseil de sécurité de l'ONU, les États-Unis et l'Europe. En attendant, quatre «mercenaires» impliqués dans l'assassinat du président haïtien ont été tués et deux autres ont été arrêtés, a annoncé mercredi soir le directeur général de la police nationale d'Haïti.


Si l'incertitude est entière quant à l'avenir politique d'Haïti, les questions sont également nombreuses au sujet des circonstances et des commanditaires de l'assassinat du chef de l'État. Qui a mobilisé ce commando composé d'individus parlant anglais et espagnol ? Pour l'heure, aucune revendication n'a été faite.

Mais quatre «mercenaires» impliqués dans l'assassinat du président haïtien ont été tués et deux autres ont été arrêtés, a annoncé mercredi soir le directeur général de la police nationale d'Haïti, Léon Charles. « Quatre mercenaires ont été tués, deux ont été interceptés sous notre contrôle. Trois policiers qui avaient été pris en otage ont été récupérés», a-t-il affirmé à la télévision.

Jovenel Moïse était un président largement décrié. L'opposition politique et une large part de la société civile réclamaient son départ du pouvoir, mais en aucun cas sa mort. Au contraire, ses détracteurs voulaient le voir poursuivi en justice afin qu'il réponde aux accusations de corruption et de détournements qui le visaient.

Son impopularité avait aussi grandi face à la volonté de changer la Constitution par voie de référendum, alors que la loi haïtienne interdit les référendums constitutionnels. Mais une fois encore, cela ne semble pas être un motif pour organiser cette attaque ciblée, dans laquelle l'épouse du président a également été blessée.

Par ailleurs, comment expliquer l'entrée d'hommes armés dans la résidence présidentielle pourtant sous haute surveillance, sans apparemment faire un seul mort dans les rangs de l'unité chargée de la sécurité de Jovenel Moïse ? Comment ce commando a-t-il ensuite pu partir sans être jamais inquiété ? Ces interrogations poussent désormais tout le monde à la plus grande prudence en Haïti.

 

 
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