Face à la recrudescence des arrivées de pirogues transportant des migrants ouest-africains vers les îles Canaries, le Sénégal et l’Espagne veulent renforcer leur dispositif commun de lutte contre l’émigration irrégulière. En visite à Dakar, vendredi 6 novembre 2026, le ministre espagnol de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, a rencontré son homologue sénégalais, Mouhamadou Makhtar Cissé. Au cœur des discussions : la surveillance maritime, la prévention des départs clandestins et le démantèlement des réseaux de passeurs. Madrid annonce également un appui financier destiné à renforcer les capacités de la Marine nationale sénégalaise.
La multiplication des arrivées d'embarcations clandestines aux îles Canaries préoccupe les autorités espagnoles. Face à cette situation, Madrid entend intensifier sa coopération avec Dakar, le littoral sénégalais constituant l'un des points de départ empruntés par les candidats à l'émigration irrégulière vers l'archipel espagnol.
C'est dans ce contexte que le ministre espagnol de l'Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, a effectué une visite de travail au Sénégal, vendredi 6 novembre. Reçu par son homologue sénégalais, Mouhamadou Makhtar Cissé, il a plaidé pour un renforcement des mesures destinées à prévenir les traversées clandestines de l'Atlantique. « Nous devons trouver une solution commune pour faire face à cette situation complexe et éviter que davantage de personnes mettent leur vie en danger en entreprenant de périlleuses traversées maritimes », a déclaré le ministre espagnol, selon un communiqué officiel de son département.
Plus de 4 000 migrants interceptés en 2026
Les chiffres communiqués par Madrid illustrent l'ampleur du phénomène. Selon le ministère espagnol de l'Intérieur, les forces de sécurité sénégalaises ont intercepté, depuis le début de l'année 2026, 64 embarcations transportant plus de 4 000 personnes qui tentaient de rejoindre les îles Canaries.
Fernando Grande-Marlaska a salué le travail des forces sénégalaises, tout en appelant à une intensification des efforts face à la hausse des arrivées enregistrée ces dernières semaines.
La séance de travail s'est déroulée en présence de plusieurs responsables des services de sécurité et de l'administration sénégalaise, notamment la Direction générale de la Police nationale (DGPN), le Comité interministériel de lutte contre la migration irrégulière (CILMI), la Direction de la protection civile, la Brigade nationale des sapeurs-pompiers et la Direction générale de l'administration territoriale.
Les échanges ont porté sur la prévention, la lutte contre les filières clandestines, la coordination opérationnelle et le partage de renseignements entre les deux pays.
Une enveloppe de 500 000 euros pour renforcer la surveillance maritime
L'un des principaux engagements annoncés au cours de cette visite concerne l'appui matériel aux forces sénégalaises.
L'Espagne a annoncé une contribution de 500 000 euros, soit environ 328 millions de FCFA, destinée à la Marine nationale du Sénégal.
Cette enveloppe, accordée par le ministère espagnol des Affaires étrangères, doit permettre l'acquisition de matériel de navigation et de moyens supplémentaires de surveillance maritime.
Le ministre espagnol s'est également entretenu avec son homologue des Forces armées, Yankoba Diémé, afin d'examiner les perspectives de renforcement de la coopération sécuritaire.
Madrid souhaite notamment prolonger sa collaboration avec Dakar pour maintenir les capacités aériennes de surveillance de la Guardia Civil dans la région.
Des patrouilleurs, un hélicoptère et des agents espagnols déjà déployés au Sénégal
La coopération entre les deux pays repose déjà sur un dispositif opérationnel.
Selon les autorités espagnoles, 40 agents de la Police nationale et de la Guardia Civil sont actuellement déployés au Sénégal.
Ils disposent notamment de quatre embarcations, d'un hélicoptère et de véhicules tout-terrain. Un avion de surveillance maritime et un navire océanique viennent également renforcer périodiquement ce dispositif.
Ces moyens permettent de surveiller les mouvements suspects en mer, de détecter les embarcations et d'appuyer les opérations de lutte contre les départs irréguliers.
Une visite également consacrée à la sécurité des JOJ
En marge des discussions sur l'émigration irrégulière, Fernando Grande-Marlaska s'est rendu, avec Mouhamadou Makhtar Cissé, au Centre de coordination des opérations des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026, à Ouakam.
Les deux ministres ont visité les installations chargées de la coordination sécuritaire de l'événement, notamment les cellules opérationnelles et les dispositifs de vidéosurveillance.
L'Espagne participe également à la sécurisation des JOJ à travers un appui matériel et la formation de plus de 300 policiers et gendarmes sénégalais.
Une coopération appelée à s'intensifier
Avec cette nouvelle séquence diplomatique, Dakar et Madrid affichent leur volonté de renforcer leur action commune face à la migration irrégulière.
Si les autorités espagnoles mettent particulièrement l'accent sur les interceptions, la surveillance des côtes et la lutte contre les réseaux de passeurs, la question des perspectives économiques offertes aux jeunes demeure également un enjeu majeur dans la prévention des départs.
Pour l'heure, aucun calendrier précis relatif à une nouvelle opération conjointe d'envergure n'a été rendu public.
Mais les engagements annoncés à Dakar témoignent d'une volonté d'accroître les moyens de contrôle maritime face à la reprise des traversées vers les Canaries.
La multiplication des arrivées d'embarcations clandestines aux îles Canaries préoccupe les autorités espagnoles. Face à cette situation, Madrid entend intensifier sa coopération avec Dakar, le littoral sénégalais constituant l'un des points de départ empruntés par les candidats à l'émigration irrégulière vers l'archipel espagnol.
C'est dans ce contexte que le ministre espagnol de l'Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, a effectué une visite de travail au Sénégal, vendredi 6 novembre. Reçu par son homologue sénégalais, Mouhamadou Makhtar Cissé, il a plaidé pour un renforcement des mesures destinées à prévenir les traversées clandestines de l'Atlantique. « Nous devons trouver une solution commune pour faire face à cette situation complexe et éviter que davantage de personnes mettent leur vie en danger en entreprenant de périlleuses traversées maritimes », a déclaré le ministre espagnol, selon un communiqué officiel de son département.
Plus de 4 000 migrants interceptés en 2026
Les chiffres communiqués par Madrid illustrent l'ampleur du phénomène. Selon le ministère espagnol de l'Intérieur, les forces de sécurité sénégalaises ont intercepté, depuis le début de l'année 2026, 64 embarcations transportant plus de 4 000 personnes qui tentaient de rejoindre les îles Canaries.
Fernando Grande-Marlaska a salué le travail des forces sénégalaises, tout en appelant à une intensification des efforts face à la hausse des arrivées enregistrée ces dernières semaines.
La séance de travail s'est déroulée en présence de plusieurs responsables des services de sécurité et de l'administration sénégalaise, notamment la Direction générale de la Police nationale (DGPN), le Comité interministériel de lutte contre la migration irrégulière (CILMI), la Direction de la protection civile, la Brigade nationale des sapeurs-pompiers et la Direction générale de l'administration territoriale.
Les échanges ont porté sur la prévention, la lutte contre les filières clandestines, la coordination opérationnelle et le partage de renseignements entre les deux pays.
Une enveloppe de 500 000 euros pour renforcer la surveillance maritime
L'un des principaux engagements annoncés au cours de cette visite concerne l'appui matériel aux forces sénégalaises.
L'Espagne a annoncé une contribution de 500 000 euros, soit environ 328 millions de FCFA, destinée à la Marine nationale du Sénégal.
Cette enveloppe, accordée par le ministère espagnol des Affaires étrangères, doit permettre l'acquisition de matériel de navigation et de moyens supplémentaires de surveillance maritime.
Le ministre espagnol s'est également entretenu avec son homologue des Forces armées, Yankoba Diémé, afin d'examiner les perspectives de renforcement de la coopération sécuritaire.
Madrid souhaite notamment prolonger sa collaboration avec Dakar pour maintenir les capacités aériennes de surveillance de la Guardia Civil dans la région.
Des patrouilleurs, un hélicoptère et des agents espagnols déjà déployés au Sénégal
La coopération entre les deux pays repose déjà sur un dispositif opérationnel.
Selon les autorités espagnoles, 40 agents de la Police nationale et de la Guardia Civil sont actuellement déployés au Sénégal.
Ils disposent notamment de quatre embarcations, d'un hélicoptère et de véhicules tout-terrain. Un avion de surveillance maritime et un navire océanique viennent également renforcer périodiquement ce dispositif.
Ces moyens permettent de surveiller les mouvements suspects en mer, de détecter les embarcations et d'appuyer les opérations de lutte contre les départs irréguliers.
Une visite également consacrée à la sécurité des JOJ
En marge des discussions sur l'émigration irrégulière, Fernando Grande-Marlaska s'est rendu, avec Mouhamadou Makhtar Cissé, au Centre de coordination des opérations des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026, à Ouakam.
Les deux ministres ont visité les installations chargées de la coordination sécuritaire de l'événement, notamment les cellules opérationnelles et les dispositifs de vidéosurveillance.
L'Espagne participe également à la sécurisation des JOJ à travers un appui matériel et la formation de plus de 300 policiers et gendarmes sénégalais.
Une coopération appelée à s'intensifier
Avec cette nouvelle séquence diplomatique, Dakar et Madrid affichent leur volonté de renforcer leur action commune face à la migration irrégulière.
Si les autorités espagnoles mettent particulièrement l'accent sur les interceptions, la surveillance des côtes et la lutte contre les réseaux de passeurs, la question des perspectives économiques offertes aux jeunes demeure également un enjeu majeur dans la prévention des départs.
Pour l'heure, aucun calendrier précis relatif à une nouvelle opération conjointe d'envergure n'a été rendu public.
Mais les engagements annoncés à Dakar témoignent d'une volonté d'accroître les moyens de contrôle maritime face à la reprise des traversées vers les Canaries.