Arrêt du bac de Gambie pour 30 mois : Ibrahima Ama Diémé dénonce la mesure

Lundi 13 Mars 2017

Le Facilitateur de la crise casamançaise, Ibrahima Ama Diémé, un des membres du Groupe de réflexion pour la recherche de la paix en Casamance (GRPC), dénonce l’annonce de l’arrêt de la rotation du bac de Farafegny pour les travaux du Pont pendant une durée de 30 mois. Pour l’histoire, les travaux n’ont rien à avoir avec les rotations du bac.
 
« D’abord, nous ne voyons pas comment la construction du pont est en rapport de la rotation du bac. Cette construction se fait parallèlement au trajet du Bac. Quand on construisait le pont Emille Badiane de Ziguinchor, le bac ne s’est jamais arrêté, sauf le jour de l’ouverture du Pont. Cet arrêt de 30 mois est inadmissible », regrette M. Diémé. Toujours sur le même registre, il déplore la gestion de ce dossier par l’Etat gambien qui aurait géré cette affaire avec les chauffeurs. « Ce que je déplore, ce le fait qu’un responsable syndical du Sénégal annonce que le bac de Farafegny sera arrêté dans une semaine pour 30 mois, après sa rencontre avec les autorités gambiennes. Si cette information est avérée, nous disons encore qu’il y a beaucoup de choses à faire dans nos relations. Comment le gouvernement gambien peut-il rencontrer un syndicaliste et esquiver l’Etat du Sénégal, alors que nous sommes une nation organisée ? », a-t-il déploré.

Il ajoute que le nouveau gouvernement gambien devrait discuter sérieusement avec le ministre des Affaires étrangères et celui du Transport du Sénégal parce que c’est à ce niveau que ces questions doivent être réglées. « Qu’un syndicaliste porte la nouvelle, c’est un manque de respect et cela nous a fait très mal. » Par ailleurs, il invite le gouvernement sénégalais à prendre des mesures allant à amoindrir les coûts. « Il faut que les choses soient claires à ce niveau. Le gouvernement doit faciliter la liaison Sud-Nord et Sud-Ouest et ceci, jusqu’à la fin de la construction du pont. C’est une responsabilité du gouvernement. Si rien n’est fait, on risque de payer deux fois plus cher pendant plus de 2 ans », conseille Ibrahima Ama Diémé.


Sur la gestion de la crise armée en Casamance, Ama Diémé demande au président Macky Sall d’accélérer le désenclavement de la partie Sud du pays. « L’enclavement, la Casamance ne l’a pas choisi, il faut que l’Etat puisse le prendre à bras le corps. Ce sont des infrastructures qui peuvent soulager les producteurs et les opérateurs économiques. » Le consultant Ibrahima Ama Diémé tenait cette déclaration pendant la finale de l’amicale des étudiants de l'arrondissement de Tendouck dont il est le parrain
Ibrahima Khalil DIEME 
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