Arona Coumba Ndoffène Diouf : « Je n’ai jamais appelé à éliminer Ousmane Sonko »

Jeudi 29 Octobre 2026

Après une vague de réactions dénonçant ses propos jugés dangereux à l’encontre d’Ousmane Sonko, le professeur Arona Coumba Ndoffène Diouf, membre fondateur de KIIRAAY–Les Patriotes Républicains, est sorti de son silence. Accusé par PASTEF d’avoir appelé à un complot visant son leader, il a publié, dans la soirée du mercredi 28 octobre 2026, un communiqué pour préciser le sens de ses déclarations et rejeter toute intention de violence.

La polémique autour des déclarations du professeur Arona Coumba Ndoffène Diouf prend une nouvelle tournure. Après avoir publiquement évoqué la nécessité de « comploter » contre Ousmane Sonko, selon les propos qui lui sont attribués et qui ont provoqué de nombreuses réactions, le membre fondateur de KIIRAAY tente de désamorcer la controverse.

Sa sortie intervient quelques heures après la publication d’un communiqué particulièrement virulent du Bureau politique national de PASTEF. Le parti d’Ousmane Sonko l’accuse d’avoir appelé à un complot visant l’élimination physique de son président et réclame une intervention du procureur de la République.

Face à cette levée de boucliers, Arona Coumba Ndoffène Diouf a décidé de réagir dans la soirée du mercredi. « Ce texte m’attribue un prétendu appel aux responsables de mon parti, KIIRAAY – Les Patriotes Républicains, à organiser un complot visant l’élimination physique de Monsieur Ousmane Sonko. Je démens formellement cette accusation », affirme-t-il dans son communiqué.

« Je faisais exclusivement référence aux voies politiques et démocratiques »
 

Pour se défendre, le professeur soutient que ses déclarations ont été sorties de leur contexte. Il affirme que son intention était d'appeler ses camarades à combattre politiquement Ousmane Sonko, et non à lui porter physiquement atteinte.

« Lorsque j’ai affirmé qu’il fallait “arrêter” Monsieur Ousmane Sonko, je faisais exclusivement référence à la nécessité de faire obstacle, par les voies politiques et démocratiques, aux initiatives que je considère comme des facteurs de blocage de l’action publique », explique-t-il.

Il précise que son appel concernait notamment « la mobilisation citoyenne et la compétition électorale, à l’occasion des prochaines échéances législatives et municipales ».

Le membre fondateur de KIIRAAY assure également que ses déclarations étaient destinées aux militants de son parti dans le cadre de leurs activités politiques.

« Mes propos s’adressaient à mes camarades de parti et ne comportaient aucun appel à la violence », insiste-t-il.

Arona Diouf rejette toute idée de complot criminel

Alors que PASTEF considère ses déclarations comme une menace contre son leader, Arona Coumba Ndoffène Diouf rejette fermement cette interprétation.

« L’interprétation retenue dans le communiqué du Bureau politique national de PASTEF dénature donc profondément le sens de mes paroles », déclare-t-il.

Il ajoute : « Je rejette sans la moindre ambiguïté toute forme de violence, toute atteinte à l’intégrité physique d’un adversaire politique et, à plus forte raison, toute idée de complot visant son élimination. »

Le professeur affirme que son engagement repose exclusivement sur « la confrontation des idées, le respect des institutions et le libre choix des citoyens ».

PASTEF invité à rectifier ses accusations

Dans son communiqué, Arona Coumba Ndoffène Diouf appelle également la formation politique d’Ousmane Sonko à revenir sur les accusations formulées contre lui.

« La gravité d’une telle accusation impose à chacun rigueur, discernement et responsabilité dans l’expression publique », estime-t-il.

Avant d'ajouter : « J’invite, en conséquence, le Bureau politique national de PASTEF – Les Patriotes à rétablir fidèlement la teneur et le contexte de mes déclarations, dans le respect du droit des Sénégalaises et des Sénégalais à une information exacte. »

Cette mise au point intervient après une série de condamnations publiques, notamment celle de Babacar Bâ, président du Forum du Justiciable, qui avait mis en garde contre toute manœuvre visant Ousmane Sonko en dehors des règles démocratiques.
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