L'examen de la proposition de loi n°17/2026 portant révision de la Constitution a donné lieu à de vives tensions à l'Assemblée nationale. Les députés de la XVe législature étaient convoqués en séance plénière ce lundi 29 juin 2026 à 10 heures pour débattre de ce texte, inscrit comme point unique à l'ordre du jour. Au cours des échanges, le député de l'opposition Abdou Mbow a été expulsé de l'hémicycle par les gendarmes, qui l'ont emporté de force après des incidents survenus en séance.
À l'issue de son expulsion, le parlementaire s'est exprimé devant la presse et a vivement critiqué le président de l'Assemblée nationale, Ousmane Sonko, ainsi que le régime en place. « Vous avez vu que Ousmane Sonko, encore une fois, c'est un dictateur, quelqu'un qui veut installer un régime fasciste dans le pays. Et vous avez vu ces gens-là qui sont venus me brutaliser », a déclaré Abdou Mbow.
Le député a affirmé que cette intervention des forces de l'ordre ne changerait pas la position de son camp politique face au pouvoir. « Je voudrais vous dire qu'aucune force de l'ordre, aucune armée, ne pourra nous faire reculer. On va continuer à dire non à ce régime », a-t-il soutenu.
Poursuivant sa déclaration, Abdou Mbow a renouvelé ses critiques contre Ousmane Sonko. « Ousmane Sonko, c'est un dictateur. C'est quelqu'un qui a été condamné pour "corruption de la jeunesse". C'est quelqu'un qui n'est pas capable de diriger même un quartier, encore moins l'Assemblée nationale », a-t-il lancé. Cette séance plénière consacrée à la révision de la Constitution s'est déroulée dans un climat de forte tension entre la majorité et l'opposition, plusieurs incidents ayant émaillé les débats au sein de l'hémicycle.