La perte d’un poste de responsabilité ne se limite pas à la remise d’un véhicule de fonction ou à la passation de service. Pour certains anciens dirigeants, elle bouleverse un équilibre familial construit autour d’une rémunération, d’engagements bancaires et d’un statut social. C’est cette réalité que décrit L’Observateur dans une enquête consacrée aux conséquences des limogeages.
Ancienne présidente du Conseil de surveillance de l’Asepex, Aïcha Sagne raconte avoir quitté un emploi stratégique en contrat à durée indéterminée pour répondre à l’appel de l’État. Son témoignage met en évidence le risque pris par des cadres qui abandonnent une situation professionnelle stable pour exercer une fonction dépendant d’une nomination.
Elle évoque notamment le cas d’un ancien directeur général revenu de la diaspora pour servir son pays et devenu le principal soutien financier de sa famille. Avec des enfants inscrits dans des établissements coûteux et des charges déjà engagées, la fin de ses fonctions aurait considérablement réduit ses marges de manœuvre.
Selon Aïcha Sagne, les rémunérations perçues pendant l’exercice du poste ne suffisent pas nécessairement à reconstituer une épargne protectrice. Elle cite les charges familiales, les frais liés à l’installation, les déplacements, ainsi que les sollicitations sociales et militantes. Autant de dépenses qui, dans les situations décrites, continuent de peser après la disparition du salaire.
La question des crédits constitue un autre point de fragilité. L’expert cité par L’Observateur explique que la diminution ou la perte du revenu peut rendre plus difficile le remboursement d’engagements contractés lorsque la situation professionnelle paraissait durable. Le journal décrit alors des possibilités de discussion avec l’établissement prêteur, mais aussi les risques de contentieux lorsque les échéances ne sont plus honorées.
L’enquête évoque également la situation de Marième Babou, ancienne présidente du Conseil de surveillance de l’Asepex. Celle-ci affirme n’avoir pas pu réintégrer le Port autonome de Dakar, où elle indique avoir travaillé pendant huit ans avant sa nomination. Elle attribue cette situation à une opposition de l’ancienne direction du Port, tout en précisant qu’aucun document administratif n’aurait formalisé ce refus. Ce récit est présenté comme son témoignage.
Ces prises de parole suscitent des réactions contrastées. Certains soutiens de Pastef estiment que la perte d’un poste doit être replacée dans l’histoire des sacrifices consentis par les militants. D’autres rappellent que des responsables écartés sous les précédents régimes avaient, eux aussi, traversé des difficultés sans bénéficier d’une attention comparable.
Au-delà des débats politiques, le psychologue clinicien Abdou Aziz Thiam Bar-Sakono, interrogé par le quotidien, décrit une forme de deuil professionnel. La disparition soudaine d’une fonction peut affecter les repères, l’estime de soi et les relations sociales de la personne concernée.
Ancienne présidente du Conseil de surveillance de l’Asepex, Aïcha Sagne raconte avoir quitté un emploi stratégique en contrat à durée indéterminée pour répondre à l’appel de l’État. Son témoignage met en évidence le risque pris par des cadres qui abandonnent une situation professionnelle stable pour exercer une fonction dépendant d’une nomination.
Elle évoque notamment le cas d’un ancien directeur général revenu de la diaspora pour servir son pays et devenu le principal soutien financier de sa famille. Avec des enfants inscrits dans des établissements coûteux et des charges déjà engagées, la fin de ses fonctions aurait considérablement réduit ses marges de manœuvre.
Selon Aïcha Sagne, les rémunérations perçues pendant l’exercice du poste ne suffisent pas nécessairement à reconstituer une épargne protectrice. Elle cite les charges familiales, les frais liés à l’installation, les déplacements, ainsi que les sollicitations sociales et militantes. Autant de dépenses qui, dans les situations décrites, continuent de peser après la disparition du salaire.
La question des crédits constitue un autre point de fragilité. L’expert cité par L’Observateur explique que la diminution ou la perte du revenu peut rendre plus difficile le remboursement d’engagements contractés lorsque la situation professionnelle paraissait durable. Le journal décrit alors des possibilités de discussion avec l’établissement prêteur, mais aussi les risques de contentieux lorsque les échéances ne sont plus honorées.
L’enquête évoque également la situation de Marième Babou, ancienne présidente du Conseil de surveillance de l’Asepex. Celle-ci affirme n’avoir pas pu réintégrer le Port autonome de Dakar, où elle indique avoir travaillé pendant huit ans avant sa nomination. Elle attribue cette situation à une opposition de l’ancienne direction du Port, tout en précisant qu’aucun document administratif n’aurait formalisé ce refus. Ce récit est présenté comme son témoignage.
Ces prises de parole suscitent des réactions contrastées. Certains soutiens de Pastef estiment que la perte d’un poste doit être replacée dans l’histoire des sacrifices consentis par les militants. D’autres rappellent que des responsables écartés sous les précédents régimes avaient, eux aussi, traversé des difficultés sans bénéficier d’une attention comparable.
Au-delà des débats politiques, le psychologue clinicien Abdou Aziz Thiam Bar-Sakono, interrogé par le quotidien, décrit une forme de deuil professionnel. La disparition soudaine d’une fonction peut affecter les repères, l’estime de soi et les relations sociales de la personne concernée.


