La conclusion de l’accord avec le Fonds monétaire international (FMI) ouvre de nouvelles perspectives pour le financement de l’économie sénégalaise. Dans une contribution consacrée aux contraintes de liquidité et aux limites du marché financier régional, Mansour Ndiaye, expert financier international et administrateur de sociétés industrielles, estime que le Sénégal doit désormais agir simultanément sur les arriérés dus au secteur privé, la maturité de sa dette et la mobilisation de financements extérieurs.
Pour l’expert, la première urgence concerne la trésorerie des entreprises sénégalaises. « La priorité absolue du pays est de régler les arriérés dus aux entreprises privées locales pour réinjecter de la liquidité dans le tissu économique réel, tout en assurant le service de la dette à court terme », soutient Mansour Ndiaye.
Cette recherche de liquidités intervient, selon lui, alors que les possibilités offertes par le marché financier régional deviennent plus contraignantes.
« Le marché financier régional de l’UMOA est sous tension. La remontée des taux d’intérêt sur les Bons et Obligations assimilables du Trésor (BAT/OAT) rend le refinancement local coûteux et plafonné en termes de volume d’absorption », analyse-t-il.
Dans ce contexte, Mansour Ndiaye voit dans l’accord avec le FMI un instrument allant au-delà des seuls décaissements attendus. L’approbation définitive du programme devrait, selon lui, servir de signal aux investisseurs et partenaires financiers du Sénégal.
« Au-delà des décaissements directs, l’approbation formelle du programme FMI avec notre pays enclenche un signal de crédibilité auprès de la communauté financière internationale », explique l’expert.
Il estime que cet effet de confiance pourrait contribuer à réduire la prime de risque associée au Sénégal et faciliter l’accès à des financements de plus longue durée. « Ce label permet de compresser la prime de risque du Sénégal. Il ouvre la voie à des émissions obligataires ou des financements structurés sur un horizon de trois à cinq ans à des coûts soutenables, indispensables pour rallonger la maturité moyenne de la dette », poursuit-il.
Sortir progressivement du financement à court terme
L’expert relève également une évolution dans la structure des ressources récemment mobilisées sur le marché régional. « La récente mobilisation de ressources sur le marché régional confirme le retour vers une maturité moyenne, entre trois et cinq ans, à la place du court terme sur les deux ans du PRES, avec des taux exorbitants, de 7,75 % en moyenne », affirme-t-il.
Pour Mansour Ndiaye, l’enjeu est donc de réduire progressivement la dépendance aux financements de court terme, qui peuvent accentuer les besoins réguliers de refinancement du Trésor.
L’autre axe mis en avant concerne la diplomatie financière. Après les rencontres de Washington, l’expert considère que les partenaires du Golfe pourraient également jouer un rôle dans la recherche de ressources à des conditions plus favorables. Il cite notamment les fonds souverains émiratis ADIA et Mubadala, ainsi que le Fonds d’Abu Dhabi pour le développement (ADFD). « Après les rencontres de Washington, les fonds souverains émiratis, ADIA et Mubadala, et le Fonds d’Abu Dhabi pour le développement disposent de la capacité de fournir des lignes de liquidité à taux concessionnel ou des dépôts directs auprès de la Banque centrale au bénéfice de notre pays », avance Mansour Ndiaye. Il s’agit, dans sa contribution, de pistes de financement qu’il préconise, et non de l’annonce d’accords déjà conclus avec ces institutions.
PPP et investissements directs pour financer les grands projets
Mansour Ndiaye appelle parallèlement à ne pas faire reposer le financement du développement exclusivement sur l’endettement public. Il préconise de mobiliser davantage les partenariats public-privé et les investissements directs étrangers. « Il faut mobiliser des capitaux sous forme de partenariats public-privé ou d’investissements directs dans les infrastructures, l’énergie et l’agrobusiness », plaide-t-il, estimant que cette orientation pourrait permettre de lancer des projets structurants tout en maîtrisant leur incidence sur la dette publique.
Au final, l’expert propose une stratégie en deux étapes. « La stratégie du pays s’articule ainsi en deux temps : un relais de liquidités bilatérales d’urgence pour sécuriser la trésorerie immédiate, et un retour négocié sur les marchés financiers internationaux une fois le cadre macroéconomique ancré par le FMI », résume Mansour Ndiaye. Pour l’expert financier, l’enjeu est désormais de profiter de la dynamique créée autour du FMI pour restaurer la confiance, améliorer les conditions de financement et donner davantage d’oxygène à l’économie sénégalaise.
Pour l’expert, la première urgence concerne la trésorerie des entreprises sénégalaises. « La priorité absolue du pays est de régler les arriérés dus aux entreprises privées locales pour réinjecter de la liquidité dans le tissu économique réel, tout en assurant le service de la dette à court terme », soutient Mansour Ndiaye.
Cette recherche de liquidités intervient, selon lui, alors que les possibilités offertes par le marché financier régional deviennent plus contraignantes.
« Le marché financier régional de l’UMOA est sous tension. La remontée des taux d’intérêt sur les Bons et Obligations assimilables du Trésor (BAT/OAT) rend le refinancement local coûteux et plafonné en termes de volume d’absorption », analyse-t-il.
Dans ce contexte, Mansour Ndiaye voit dans l’accord avec le FMI un instrument allant au-delà des seuls décaissements attendus. L’approbation définitive du programme devrait, selon lui, servir de signal aux investisseurs et partenaires financiers du Sénégal.
« Au-delà des décaissements directs, l’approbation formelle du programme FMI avec notre pays enclenche un signal de crédibilité auprès de la communauté financière internationale », explique l’expert.
Il estime que cet effet de confiance pourrait contribuer à réduire la prime de risque associée au Sénégal et faciliter l’accès à des financements de plus longue durée. « Ce label permet de compresser la prime de risque du Sénégal. Il ouvre la voie à des émissions obligataires ou des financements structurés sur un horizon de trois à cinq ans à des coûts soutenables, indispensables pour rallonger la maturité moyenne de la dette », poursuit-il.
Sortir progressivement du financement à court terme
L’expert relève également une évolution dans la structure des ressources récemment mobilisées sur le marché régional. « La récente mobilisation de ressources sur le marché régional confirme le retour vers une maturité moyenne, entre trois et cinq ans, à la place du court terme sur les deux ans du PRES, avec des taux exorbitants, de 7,75 % en moyenne », affirme-t-il.
Pour Mansour Ndiaye, l’enjeu est donc de réduire progressivement la dépendance aux financements de court terme, qui peuvent accentuer les besoins réguliers de refinancement du Trésor.
L’autre axe mis en avant concerne la diplomatie financière. Après les rencontres de Washington, l’expert considère que les partenaires du Golfe pourraient également jouer un rôle dans la recherche de ressources à des conditions plus favorables. Il cite notamment les fonds souverains émiratis ADIA et Mubadala, ainsi que le Fonds d’Abu Dhabi pour le développement (ADFD). « Après les rencontres de Washington, les fonds souverains émiratis, ADIA et Mubadala, et le Fonds d’Abu Dhabi pour le développement disposent de la capacité de fournir des lignes de liquidité à taux concessionnel ou des dépôts directs auprès de la Banque centrale au bénéfice de notre pays », avance Mansour Ndiaye. Il s’agit, dans sa contribution, de pistes de financement qu’il préconise, et non de l’annonce d’accords déjà conclus avec ces institutions.
PPP et investissements directs pour financer les grands projets
Mansour Ndiaye appelle parallèlement à ne pas faire reposer le financement du développement exclusivement sur l’endettement public. Il préconise de mobiliser davantage les partenariats public-privé et les investissements directs étrangers. « Il faut mobiliser des capitaux sous forme de partenariats public-privé ou d’investissements directs dans les infrastructures, l’énergie et l’agrobusiness », plaide-t-il, estimant que cette orientation pourrait permettre de lancer des projets structurants tout en maîtrisant leur incidence sur la dette publique.
Au final, l’expert propose une stratégie en deux étapes. « La stratégie du pays s’articule ainsi en deux temps : un relais de liquidités bilatérales d’urgence pour sécuriser la trésorerie immédiate, et un retour négocié sur les marchés financiers internationaux une fois le cadre macroéconomique ancré par le FMI », résume Mansour Ndiaye. Pour l’expert financier, l’enjeu est désormais de profiter de la dynamique créée autour du FMI pour restaurer la confiance, améliorer les conditions de financement et donner davantage d’oxygène à l’économie sénégalaise.


