Amadou Diao, responsable politique de la diaspora : “Je suis consterné et peiné de voir pourrir les mangues en Casamance”

Jeudi 29 Juillet 2021

C’est sur un ton amer car habité par un sentiment de chagrin que Amadou Diao a exprimé toute la peine du monde de voir des fruits de la Casamance pourrir, faute de dispositifs de commercialisation. Venu de Lyon en France pour une visite qui l’a conduit au cœur des plantations, la natif de Kolda s’est rendu à Kagnout dans le département de Oussouye. Au cœur du Kassa, il a eu la désolation et la surprise désagréable de se retrouver au beau milieu des plantations de manguiers dont les fruits ont pourri par terre.


“Qui l’aurait cru ? S’est-il interrogé, le cœur meurtri. “Je n’en reviens pas de devoir me réaliser que de braves paysans se consolent d’assister impuissants à la détérioration de leurs productions après tant de sacrifices consentis dans le travail effectué avec des moyens rudimentaires. Les mangues qui n’arrivent pas à intégrer le circuit de commercialisation dynamique. Elles pourrissent ou au meilleur des cas, les fruits sont vendus à vil prix.


Selon M. Diao des solutions s’imposent. "Et c’est à l’Etat de trouver une réponse à ce problème qui m’interpelle au plus haut niveau. La solution devrait venir d’une bonne politique d’investissement spécifié dans les régions. En Casamance, devraient être implantées des unités industrielles de transformation de fruits pour freiner le manque à gagner ou des pertes financières énormes des producteurs. Cela aiderait à valoriser la chaîne de production des fruits au Sud du pays, une région naturelle à vocation agricole par excellence."


Le responsable politique de la Diasporas espère avec  la mise en place des agropoles par l’Etat du Sénégal dont un est basé à Adeane dans le département de Ziguinchor permettra d’entretenir l’espoir d’un bout du tunnel. “La Casamance dispose de terres fertiles et un climat naturellement favorable à une agriculture intensive dans toutes les spéculations. C’est au prix d’un investissement politique économique d’envergure moderne que le Sud pourrait jouer son rôle de grenier du Sénégal pour nourrir le pays. Il faut de l’investissement réel sur une agriculture de type mécanisée pour créer la révolution."
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