Plus de 1 100 ressortissants gambiens ont été expulsés d'Allemagne entre 2022 et mai 2026, selon des données du gouvernement fédéral transmises au Bundestag, alors que Berlin cherche à accélérer les renvois de migrants déboutés.
Les expulsions ont culminé en 2023, avec 431 personnes renvoyées, avant de retomber à 205 en 2024 puis remonter à 259 en 2025. Sur les cinq premiers mois de 2026, 65 renvois ont été enregistrés, selon les mêmes données. Le Bade-Wurtemberg (sud-ouest) est le Land (État fédéré) ayant procédé au plus grand nombre d’expulsions, avec 307 cas en 2023, devant la Bavière (sud-est) et la Rhénanie-du-Nord-Westphalie (ouest).
Des expulsions coûteuses, financées par Frontex
Les renvois s'effectuent par vols commerciaux réguliers ou par vols charters affrétés spécialement, dont le coût dépasse souvent 200 000 euros et est financé par l'agence européenne de garde-frontières Frontex, selon le gouvernement. Plusieurs vols charters prévus début 2026 ont dû être annulés. Fin 2025, les autorités bavaroises estimaient déjà que les retours directs vers la Gambie n'étaient plus possibles que par vols commerciaux.
Pour établir la nationalité des personnes sans papiers d'identité, l'Allemagne organise depuis 2023 des auditions collectives avec des représentants gambiens. Sur 1 077 personnes entendues, la nationalité gambienne a été confirmée pour 596 d'entre elles.
Plus de 2 000 personnes sous obligation de départ
Quelque 16 527 ressortissants gambiens résidaient légalement en Allemagne fin mai 2026. Dans le même temps, 2 211 étaient soumis à une obligation de quitter le territoire, dont 2 040 bénéficiaient d’une « Duldung », statut de tolérance suspendant temporairement leur expulsion.
Le gouvernement allemand justifie la poursuite des renvois par l’évolution politique du pays, estimant que la Gambie s’est « stabilisée en tant que république démocratique » depuis 2016-2017. Berlin fait valoir que les dernières élections y ont été libres et que les droits humains y sont « largement respectés ».
Le pays d'Afrique de l'Ouest, qui compte environ 2,7 millions d'habitants, a vu Yahya Jammeh quitter le pouvoir en 2017 après 22 ans à la tête de l'État. Son successeur, Adama Barrow, a été réélu en 2024 pour un troisième mandat.
Les expulsions ont culminé en 2023, avec 431 personnes renvoyées, avant de retomber à 205 en 2024 puis remonter à 259 en 2025. Sur les cinq premiers mois de 2026, 65 renvois ont été enregistrés, selon les mêmes données. Le Bade-Wurtemberg (sud-ouest) est le Land (État fédéré) ayant procédé au plus grand nombre d’expulsions, avec 307 cas en 2023, devant la Bavière (sud-est) et la Rhénanie-du-Nord-Westphalie (ouest).
Des expulsions coûteuses, financées par Frontex
Les renvois s'effectuent par vols commerciaux réguliers ou par vols charters affrétés spécialement, dont le coût dépasse souvent 200 000 euros et est financé par l'agence européenne de garde-frontières Frontex, selon le gouvernement. Plusieurs vols charters prévus début 2026 ont dû être annulés. Fin 2025, les autorités bavaroises estimaient déjà que les retours directs vers la Gambie n'étaient plus possibles que par vols commerciaux.
Pour établir la nationalité des personnes sans papiers d'identité, l'Allemagne organise depuis 2023 des auditions collectives avec des représentants gambiens. Sur 1 077 personnes entendues, la nationalité gambienne a été confirmée pour 596 d'entre elles.
Plus de 2 000 personnes sous obligation de départ
Quelque 16 527 ressortissants gambiens résidaient légalement en Allemagne fin mai 2026. Dans le même temps, 2 211 étaient soumis à une obligation de quitter le territoire, dont 2 040 bénéficiaient d’une « Duldung », statut de tolérance suspendant temporairement leur expulsion.
Le gouvernement allemand justifie la poursuite des renvois par l’évolution politique du pays, estimant que la Gambie s’est « stabilisée en tant que république démocratique » depuis 2016-2017. Berlin fait valoir que les dernières élections y ont été libres et que les droits humains y sont « largement respectés ».
Le pays d'Afrique de l'Ouest, qui compte environ 2,7 millions d'habitants, a vu Yahya Jammeh quitter le pouvoir en 2017 après 22 ans à la tête de l'État. Son successeur, Adama Barrow, a été réélu en 2024 pour un troisième mandat.


