La tension monte entre le gouvernement et la majorité parlementaire après le rejet du Projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026 en commission. Lors d'une conférence de presse organisée ce dimanche au Building administratif Président Mamadou Dia, le Premier ministre Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô a vigoureusement défendu les arbitrages budgétaires de son équipe. Il a notamment mis en cause les prévisions établies sous le précédent gouvernement, dirigé par Ousmane Sonko, aujourd'hui président de l'Assemblée nationale, et dénoncé les accusations relatives à la non-exécution de certains investissements publics.
« En fin septembre, l'encaissement des ressources attendues du PRES était à 173 milliards. Il nous a donc fallu différer 295 milliards de dépenses », a-t-il révélé.
Ces chiffres, avancés par le Premier ministre, illustreraient selon lui les contraintes auxquelles son équipe est confrontée dans l'exécution du budget 2026.
Dans son intervention, Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô a directement interrogé les responsabilités dans l'élaboration des prévisions budgétaires. Sans prononcer son nom dans cet extrait, ses critiques visent le gouvernement précédent, dirigé par Ousmane Sonko, aujourd'hui président de l'Assemblée nationale.
« Mais qui a fixé les ambitions du PRES ? Ça vient de l'ancien gouvernement. Qui a préparé la [loi de finances] 2026 ? L'ancien gouvernement », a-t-il lancé.
Par cette série d'interrogations, le Premier ministre entend rappeler que les objectifs de mobilisation des ressources ainsi que certaines prévisions d'investissement avaient été définis avant son arrivée à la Primature.
Pour lui, les difficultés actuelles ne sauraient être imputées exclusivement à son gouvernement, dans la mesure où plusieurs dépenses avaient été programmées sous réserve de la réalisation de recettes supplémentaires.
« Dites la vérité aux Sénégalais »
Le chef du gouvernement s'est ensuite adressé directement aux députés, particulièrement à ceux qui contestent la révision des investissements publics. Il leur reproche de présenter les dépenses différées comme des engagements abandonnés par son équipe, sans rappeler les conditions qui avaient présidé à leur inscription dans le budget initial.
« Mesdames et messieurs les députés, c'est ce que vous avez voté qui fait l'objet de corrections », a-t-il fait valoir, en évoquant les recettes de l'État qui n'ont pas pu être mobilisées comme prévu. Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô a poursuivi sur un ton particulièrement ferme.
« Dites la vérité aux Sénégalais. Dites la vérité aux Sénégalais que vous aviez voté les crédits, certains crédits d'investissement, sous réserve que le Programme de redressement économique et social donne des résultats. Cela n'a pas donné de résultats », a-t-il déclaré.
Le Premier ministre considère ainsi que les ajustements proposés dans le PLFR 2026 découlent principalement de l'écart entre les recettes attendues et les ressources effectivement encaissées.
Des accusations de « fake news »
Visiblement agacé par certaines critiques, Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô a également dénoncé ce qu'il considère comme une campagne de désinformation autour des investissements non réalisés. « Pourquoi venir avec des fake news pour dire aux Sénégalais que ces investissements n'ont pas été réalisés et qu'ils nous demandent des comptes ? Demandez des comptes à qui ? Voilà la réalité », a-t-il lancé.
À travers cette déclaration, le chef du gouvernement conteste les accusations selon lesquelles son équipe serait seule responsable des retards enregistrés dans la réalisation de certains projets. Il défend la nécessité d'adapter les dépenses publiques aux ressources réellement disponibles, plutôt que de maintenir des engagements dont le financement n'est pas assuré.
Une réponse politique à Ousmane Sonko ?
Cette sortie intervient dans un contexte particulièrement tendu entre l'Exécutif et la majorité parlementaire. Pour rappel, le groupe parlementaire PASTEF, largement majoritaire à l'Assemblée nationale avec 130 sièges sur 165, a voté contre le Projet de loi de finances rectificative 2026 lors de son examen en commission.
Les travaux avaient débuté le mardi 20 octobre, avant d'être suspendus pour permettre au gouvernement de fournir des informations complémentaires sur les recettes, les arbitrages budgétaires et les investissements publics.
« En fin septembre, l'encaissement des ressources attendues du PRES était à 173 milliards. Il nous a donc fallu différer 295 milliards de dépenses », a-t-il révélé.
Ces chiffres, avancés par le Premier ministre, illustreraient selon lui les contraintes auxquelles son équipe est confrontée dans l'exécution du budget 2026.
Dans son intervention, Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô a directement interrogé les responsabilités dans l'élaboration des prévisions budgétaires. Sans prononcer son nom dans cet extrait, ses critiques visent le gouvernement précédent, dirigé par Ousmane Sonko, aujourd'hui président de l'Assemblée nationale.
« Mais qui a fixé les ambitions du PRES ? Ça vient de l'ancien gouvernement. Qui a préparé la [loi de finances] 2026 ? L'ancien gouvernement », a-t-il lancé.
Par cette série d'interrogations, le Premier ministre entend rappeler que les objectifs de mobilisation des ressources ainsi que certaines prévisions d'investissement avaient été définis avant son arrivée à la Primature.
Pour lui, les difficultés actuelles ne sauraient être imputées exclusivement à son gouvernement, dans la mesure où plusieurs dépenses avaient été programmées sous réserve de la réalisation de recettes supplémentaires.
« Dites la vérité aux Sénégalais »
Le chef du gouvernement s'est ensuite adressé directement aux députés, particulièrement à ceux qui contestent la révision des investissements publics. Il leur reproche de présenter les dépenses différées comme des engagements abandonnés par son équipe, sans rappeler les conditions qui avaient présidé à leur inscription dans le budget initial.
« Mesdames et messieurs les députés, c'est ce que vous avez voté qui fait l'objet de corrections », a-t-il fait valoir, en évoquant les recettes de l'État qui n'ont pas pu être mobilisées comme prévu. Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô a poursuivi sur un ton particulièrement ferme.
« Dites la vérité aux Sénégalais. Dites la vérité aux Sénégalais que vous aviez voté les crédits, certains crédits d'investissement, sous réserve que le Programme de redressement économique et social donne des résultats. Cela n'a pas donné de résultats », a-t-il déclaré.
Le Premier ministre considère ainsi que les ajustements proposés dans le PLFR 2026 découlent principalement de l'écart entre les recettes attendues et les ressources effectivement encaissées.
Des accusations de « fake news »
Visiblement agacé par certaines critiques, Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô a également dénoncé ce qu'il considère comme une campagne de désinformation autour des investissements non réalisés. « Pourquoi venir avec des fake news pour dire aux Sénégalais que ces investissements n'ont pas été réalisés et qu'ils nous demandent des comptes ? Demandez des comptes à qui ? Voilà la réalité », a-t-il lancé.
À travers cette déclaration, le chef du gouvernement conteste les accusations selon lesquelles son équipe serait seule responsable des retards enregistrés dans la réalisation de certains projets. Il défend la nécessité d'adapter les dépenses publiques aux ressources réellement disponibles, plutôt que de maintenir des engagements dont le financement n'est pas assuré.
Une réponse politique à Ousmane Sonko ?
Cette sortie intervient dans un contexte particulièrement tendu entre l'Exécutif et la majorité parlementaire. Pour rappel, le groupe parlementaire PASTEF, largement majoritaire à l'Assemblée nationale avec 130 sièges sur 165, a voté contre le Projet de loi de finances rectificative 2026 lors de son examen en commission.
Les travaux avaient débuté le mardi 20 octobre, avant d'être suspendus pour permettre au gouvernement de fournir des informations complémentaires sur les recettes, les arbitrages budgétaires et les investissements publics.