Le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô a défendu une conception de la souveraineté fondée sur la « lucidité », le désendettement et la maîtrise progressive des leviers économiques et énergétiques du Sénégal. Sur le gaz naturel liquéfié (GNL) issu de GTA, le chef du gouvernement hausse le ton : il juge « inadmissible » que le produit soit exporté avant d’être revendu au Sénégal au prix du marché international et demande à BP de respecter, selon lui, les engagements contenus dans les accords.
La souveraineté ne saurait se limiter aux discours. Pour le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô, elle doit s'appuyer sur la capacité du Sénégal à identifier ce qu’il peut financer et réaliser lui-même, ce qu’il doit entreprendre avec des partenaires et ce qui peut être confié au secteur privé.
« Il n’y a pas des gens souverains et d’autres qui ne le sont pas. Il y a juste de la lucidité », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité de réduire progressivement l’endettement public.
« Nous devons désendetter le pays. Nous devons décharger notre dette publique au fur et à mesure que nous allons vers la croissance », a-t-il poursuivi. Le Premier ministre espère que cette stratégie permettra au pays d'atteindre ses objectifs avant l'échéance du Master Plan fixée à 2034.
« Nous avons pu voir : qu’est-ce que nous pouvons faire nous-mêmes ? Qu’est-ce que nous pouvons faire avec d’autres ? Qu’est-ce que notre secteur privé peut faire ? Et c’est ça la lucidité dans laquelle, en tout cas, nous nous engageons », explique-t-il.
GTA : Al Aminou Lô met la pression sur BP
Le ton du Premier ministre s'est fait beaucoup plus ferme lorsqu'il a abordé la question du gaz naturel liquéfié provenant du projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA), développé à la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie.
Pour le chef du gouvernement, l'approvisionnement de la SENELEC en GNL constitue désormais une priorité, avec une échéance clairement annoncée : janvier 2027.
« Il est évident que sur le gaz, et je tiens à l’approvisionnement de la SENELEC en GNL. Il faut qu’elle intervienne en janvier 2027 », a-t-il déclaré.
Le Premier ministre estime que Dakar et Nouakchott doivent parler d'une même voix face à BP pour obtenir une partie du GNL produit par GTA dans des conditions tarifaires différentes de celles du marché international.
« Oui, nous devons avec la Mauritanie discuter avec BP. Il est inadmissible que notre GNL quitte ici pour aller en Europe ou ailleurs et qu’on nous le revende au prix des marchés. Non ! Les textes sont clairs », martèle Ahmadou Al Aminou Lô.
« Il faut qu’on nous vende le GNL au prix de sortie du gisement »
Le chef du gouvernement défend ainsi le principe d'un approvisionnement direct du marché sénégalais. Son schéma : acheminer le GNL depuis Saint-Louis jusqu'à Dakar pour alimenter directement la SENELEC.
« Il faut qu’on nous vende le GNL au prix de sortie du gisement de GTA. Et qu’un bateau quitte Saint-Louis pour Dakar et vienne approvisionner la SENELEC », réclame-t-il.
Une telle opération devrait, selon lui, avoir une conséquence directe sur les coûts de production de l'électricité : « On va avoir mécaniquement une baisse du prix de l’électricité. »
Mais les discussions semblent achopper sur l'interprétation juridique des accords. Ahmadou Al Aminou Lô dénonce ce qu'il qualifie de « juridisme » autour de la distinction entre gaz et GNL.
« On nous fait courir depuis lors dans du juridisme. Mais trop, c’est trop », s'agace-t-il.
Selon le Premier ministre, BP soutiendrait que les engagements portent sur le gaz mais pas spécifiquement sur le GNL. Une lecture qu'il rejette.
« Ils nous disent : c’est du gaz mais ce n’est pas du GNL. Non ! Quand vous lisez à la fois l’accord inter-États et le CPP, il est clair que nous avons droit à du GNL. Et c’est ça la souveraineté », affirme-t-il.
SENELEC : réduire la dépendance aux solutions temporaires
La souveraineté énergétique passe également, aux yeux du Premier ministre, par la réduction du recours de la SENELEC aux dispositifs temporaires de production d'électricité.
À ce propos, Ahmadou Al Aminou Lô prend comme symbole la présence d'un bateau de production d'électricité au large de Dakar.
« Tant que ce bateau qui est au large est là, nous n’avons pas de souveraineté énergétique », tranche-t-il.
L'objectif affiché est donc de créer les conditions permettant de se passer progressivement de ce type de solution.
« Le jour où vous ne le verrez plus là-bas, je ne dis pas qu’on l’a chassé, hein. Mais le jour où il sera reparti, ce jour-là, ça veut dire que notre souveraineté énergétique est en marche », ajoute le chef du gouvernement.
Mines : un nouveau Code minier annoncé avant fin 2026
Après l'énergie, le Premier ministre a également abordé la gestion des ressources minières. Il annonce une réforme du cadre juridique avant la fin de l'année.
« Un nouveau Code minier sera adopté et vous sera envoyé avant fin 2026. Les conventions continueront d’être négociées. J’ai pris cela en main », annonce Ahmadou Al Aminou Lô.
Sans entrer, dans les propos fournis, dans les détails des dossiers auxquels il fait référence, le Premier ministre se montre particulièrement critique sur la manière dont certaines questions minières ont été traitées.
« Ce qui s’est passé est inadmissible. Mais nous avons l’obligation de regarder l’outil de production. Mais nous ne braderons pas du tout, du tout les intérêts du Sénégal », prévient-il.
La souveraineté ne saurait se limiter aux discours. Pour le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô, elle doit s'appuyer sur la capacité du Sénégal à identifier ce qu’il peut financer et réaliser lui-même, ce qu’il doit entreprendre avec des partenaires et ce qui peut être confié au secteur privé.
« Il n’y a pas des gens souverains et d’autres qui ne le sont pas. Il y a juste de la lucidité », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité de réduire progressivement l’endettement public.
« Nous devons désendetter le pays. Nous devons décharger notre dette publique au fur et à mesure que nous allons vers la croissance », a-t-il poursuivi. Le Premier ministre espère que cette stratégie permettra au pays d'atteindre ses objectifs avant l'échéance du Master Plan fixée à 2034.
« Nous avons pu voir : qu’est-ce que nous pouvons faire nous-mêmes ? Qu’est-ce que nous pouvons faire avec d’autres ? Qu’est-ce que notre secteur privé peut faire ? Et c’est ça la lucidité dans laquelle, en tout cas, nous nous engageons », explique-t-il.
GTA : Al Aminou Lô met la pression sur BP
Le ton du Premier ministre s'est fait beaucoup plus ferme lorsqu'il a abordé la question du gaz naturel liquéfié provenant du projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA), développé à la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie.
Pour le chef du gouvernement, l'approvisionnement de la SENELEC en GNL constitue désormais une priorité, avec une échéance clairement annoncée : janvier 2027.
« Il est évident que sur le gaz, et je tiens à l’approvisionnement de la SENELEC en GNL. Il faut qu’elle intervienne en janvier 2027 », a-t-il déclaré.
Le Premier ministre estime que Dakar et Nouakchott doivent parler d'une même voix face à BP pour obtenir une partie du GNL produit par GTA dans des conditions tarifaires différentes de celles du marché international.
« Oui, nous devons avec la Mauritanie discuter avec BP. Il est inadmissible que notre GNL quitte ici pour aller en Europe ou ailleurs et qu’on nous le revende au prix des marchés. Non ! Les textes sont clairs », martèle Ahmadou Al Aminou Lô.
« Il faut qu’on nous vende le GNL au prix de sortie du gisement »
Le chef du gouvernement défend ainsi le principe d'un approvisionnement direct du marché sénégalais. Son schéma : acheminer le GNL depuis Saint-Louis jusqu'à Dakar pour alimenter directement la SENELEC.
« Il faut qu’on nous vende le GNL au prix de sortie du gisement de GTA. Et qu’un bateau quitte Saint-Louis pour Dakar et vienne approvisionner la SENELEC », réclame-t-il.
Une telle opération devrait, selon lui, avoir une conséquence directe sur les coûts de production de l'électricité : « On va avoir mécaniquement une baisse du prix de l’électricité. »
Mais les discussions semblent achopper sur l'interprétation juridique des accords. Ahmadou Al Aminou Lô dénonce ce qu'il qualifie de « juridisme » autour de la distinction entre gaz et GNL.
« On nous fait courir depuis lors dans du juridisme. Mais trop, c’est trop », s'agace-t-il.
Selon le Premier ministre, BP soutiendrait que les engagements portent sur le gaz mais pas spécifiquement sur le GNL. Une lecture qu'il rejette.
« Ils nous disent : c’est du gaz mais ce n’est pas du GNL. Non ! Quand vous lisez à la fois l’accord inter-États et le CPP, il est clair que nous avons droit à du GNL. Et c’est ça la souveraineté », affirme-t-il.
SENELEC : réduire la dépendance aux solutions temporaires
La souveraineté énergétique passe également, aux yeux du Premier ministre, par la réduction du recours de la SENELEC aux dispositifs temporaires de production d'électricité.
À ce propos, Ahmadou Al Aminou Lô prend comme symbole la présence d'un bateau de production d'électricité au large de Dakar.
« Tant que ce bateau qui est au large est là, nous n’avons pas de souveraineté énergétique », tranche-t-il.
L'objectif affiché est donc de créer les conditions permettant de se passer progressivement de ce type de solution.
« Le jour où vous ne le verrez plus là-bas, je ne dis pas qu’on l’a chassé, hein. Mais le jour où il sera reparti, ce jour-là, ça veut dire que notre souveraineté énergétique est en marche », ajoute le chef du gouvernement.
Mines : un nouveau Code minier annoncé avant fin 2026
Après l'énergie, le Premier ministre a également abordé la gestion des ressources minières. Il annonce une réforme du cadre juridique avant la fin de l'année.
« Un nouveau Code minier sera adopté et vous sera envoyé avant fin 2026. Les conventions continueront d’être négociées. J’ai pris cela en main », annonce Ahmadou Al Aminou Lô.
Sans entrer, dans les propos fournis, dans les détails des dossiers auxquels il fait référence, le Premier ministre se montre particulièrement critique sur la manière dont certaines questions minières ont été traitées.
« Ce qui s’est passé est inadmissible. Mais nous avons l’obligation de regarder l’outil de production. Mais nous ne braderons pas du tout, du tout les intérêts du Sénégal », prévient-il.