Afrique du Sud : l’exercice Mosi-3, un signal naval qui pourrait agacer Trump

Vendredi 9 Janvier 2026

Un exercice naval d’une semaine a débuté vendredi 9 janvier au large du Cap, sous l’égide de l’Afrique du Sud, avec la participation de la Chine, de la Russie et, pour la première fois, de l’Iran. Officiellement présenté comme une manœuvre visant à garantir la sécurité maritime et la protection des routes commerciales, l’exercice Mosi-3, rebaptisé « Will for Peace », revêt avant tout une forte dimension politique et stratégique.

Au-delà du nombre limité de navires engagés, cette initiative illustre surtout la volonté de Pékin, Moscou et Téhéran de projeter leur influence en Afrique australe et de contester l’ordre international dominé par l’Occident. Pour les observateurs, il s’agit moins d’un entraînement militaire que d’un signal géopolitique, notamment dans un contexte de tensions en mer Rouge et d’intérêt accru pour l’axe stratégique du cap de Bonne-Espérance.

La Chine y consolide sa présence économique et maritime dans une région clé pour ses investissements et ses routes commerciales, la Russie cherche à rompre son isolement diplomatique et économique lié à la guerre en Ukraine, tandis que l’Iran affiche sa solidarité stratégique avec ses partenaires. Ensemble, ces puissances utilisent Mosi-3 comme une vitrine de leurs ambitions et comme un outil d’affirmation de leur influence durable en Afrique australe.
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