L’affaire Sweet Beauté connaît un nouveau rebondissement. Ndèye Khady Ndiaye, ancienne propriétaire du salon de massage au cœur du dossier ayant opposé Adji Sarr à Ousmane Sonko, affirme désormais avoir menti au cours de l’enquête judiciaire pour protéger l’actuel leader de Pastef. Des déclarations d’une particulière gravité qui, si elles sont authentifiées et confirmées devant les autorités judiciaires, pourraient susciter de nouvelles interrogations sur les circonstances de cette affaire.
Dans une prise de parole relayée par Thieydakar, Ndèye Khady Ndiaye soutient qu’elle n’aurait pas dit toute la vérité aux enquêteurs. Elle affirme avoir agi à l’époque dans le but de protéger Ousmane Sonko et annonce qu’elle est désormais disposée à parler davantage des coulisses du dossier.
Elle répond également à ceux qui l’accusent de prostitution et maintient qu’Ousmane Sonko s’était bien rendu au salon Sweet Beauté. Désormais, assure-t-elle, elle n’entend plus reculer.
Elle reproche à Sonko son « manque de reconnaissance »
Cette nouvelle prise de parole intervient après une première sortie particulièrement virulente contre Ousmane Sonko. Ndèye Khady Ndiaye lui reproche notamment de ne lui avoir témoigné aucune reconnaissance après les difficultés qu’elle affirme avoir traversées pendant la procédure.
Elle soutient qu’il ne l’aurait jamais remerciée et qu’il éviterait tout contact avec elle depuis sa sortie de prison.
L’ancienne patronne de Sweet Beauté avait elle-même été poursuivie dans le cadre de cette affaire. Cette période avait également été éprouvante sur le plan personnel. Son mari avait notamment déclaré qu’elle avait été hospitalisée dans un état critique, la décrivant alors comme étant « entre la vie et la mort ».
Un chameau et des bœufs sacrifiés, selon ses déclarations
Mais les révélations de Ndèye Khady Ndiaye ne s’arrêtent pas au dossier judiciaire. Elle évoque également des pratiques mystiques auxquelles elle affirme avoir participé lorsque Sonko était détenu.
Elle déclare s’être rendue chez Cheikh Bara Ndiaye et avoir financé l’abattage d’un chameau dans le cadre de démarches qui, selon elle, devaient contribuer à la libération de Sonko. Elle assure disposer de preuves permettant d’étayer ses affirmations.
Ndèye Khady Ndiaye affirme également avoir fait envoyer des bœufs à Tambacounda et à Kaffrine avant l’élection présidentielle. Selon son récit, ces opérations auraient été menées en soutien à Ousmane Sonko et à son camp.
Elle avance notamment que, deux jours avant le scrutin, il lui aurait été demandé de contribuer à une opération portant sur le sacrifice de 17 bœufs.
Ces affirmations restent, à ce stade, celles de Ndèye Khady Ndiaye et nécessitent d’être corroborées.
Un différend financier en toile de fond
L’ancienne propriétaire du salon relie également sa colère actuelle à un différend financier avec des sympathisants de Pastef. Elle considère être en droit de réclamer le remboursement de certaines sommes qu’elle affirme avoir engagées pour ces différentes opérations.
Elle évoque notamment une réclamation d’un million de francs CFA, qu’elle juge dérisoire au regard des dépenses et sacrifices qu’elle dit avoir consentis.
Plus troublant encore, Ndèye Khady Ndiaye affirme qu’une somme de 35 millions de francs CFA aurait été envoyée à un certain Mamadou Diop, à Fatick. Elle n’apporte toutefois pas, dans les éléments disponibles, suffisamment de précisions permettant d’établir l’origine, la destination exacte ou l’utilisation de cette somme.
Vers un mea culpa à Adji Sarr ?
Autre déclaration susceptible de faire réagir : Ndèye Khady Ndiaye dit envisager de faire son mea culpa auprès d’Adji Sarr.
Elle explique vouloir entreprendre cette démarche afin d’être « en paix avec sa conscience », tout en promettant de nouvelles révélations sur ce qu’elle présente comme les véritables coulisses de l’affaire Sweet Beauté.
Cette volonté de demander pardon à Adji Sarr, associée à son affirmation selon laquelle elle aurait menti pour protéger Ousmane Sonko, pourrait relancer les interrogations autour de ses déclarations passées et de son rôle dans le dossier.
Des déclarations qui pourraient intéresser la justice
Ces nouvelles affirmations sont potentiellement lourdes de conséquences. Elles touchent à une affaire judiciaire qui avait provoqué une crise politique majeure au Sénégal et suscité plusieurs vagues de manifestations meurtrières, d'arrestations et de poursuites.
Cependant, les déclarations publiques de Ndèye Khady Ndiaye ne suffisent pas, à elles seules, à établir juridiquement les faits qu’elle avance aujourd’hui. Leur éventuelle portée judiciaire dépendrait notamment de leur vérification, des preuves qu’elle affirme posséder et de l’appréciation des autorités compétentes.
Si elle confirme devant la justice avoir volontairement livré de fausses déclarations durant l’enquête, les autorités judiciaires pourraient être amenées à examiner la nature exacte de ses anciens témoignages, leur incidence éventuelle sur la procédure et les responsabilités susceptibles d’en découler.
Quant à l’hypothèse d’un mandat d’arrêt international, elle ne peut découler automatiquement de déclarations faites sur les réseaux sociaux. Une telle mesure relève des autorités judiciaires compétentes et suppose un fondement légal ainsi qu’une procédure appropriée.
Une chose est certaine : en annonçant qu’elle compte désormais « tout dire », Ndèye Khady Ndiaye replace l’affaire Sweet Beauté au centre du débat public, plusieurs années après un dossier qui avait profondément bouleversé la vie politique sénégalaise.
Dans une prise de parole relayée par Thieydakar, Ndèye Khady Ndiaye soutient qu’elle n’aurait pas dit toute la vérité aux enquêteurs. Elle affirme avoir agi à l’époque dans le but de protéger Ousmane Sonko et annonce qu’elle est désormais disposée à parler davantage des coulisses du dossier.
Elle répond également à ceux qui l’accusent de prostitution et maintient qu’Ousmane Sonko s’était bien rendu au salon Sweet Beauté. Désormais, assure-t-elle, elle n’entend plus reculer.
Elle reproche à Sonko son « manque de reconnaissance »
Cette nouvelle prise de parole intervient après une première sortie particulièrement virulente contre Ousmane Sonko. Ndèye Khady Ndiaye lui reproche notamment de ne lui avoir témoigné aucune reconnaissance après les difficultés qu’elle affirme avoir traversées pendant la procédure.
Elle soutient qu’il ne l’aurait jamais remerciée et qu’il éviterait tout contact avec elle depuis sa sortie de prison.
L’ancienne patronne de Sweet Beauté avait elle-même été poursuivie dans le cadre de cette affaire. Cette période avait également été éprouvante sur le plan personnel. Son mari avait notamment déclaré qu’elle avait été hospitalisée dans un état critique, la décrivant alors comme étant « entre la vie et la mort ».
Un chameau et des bœufs sacrifiés, selon ses déclarations
Mais les révélations de Ndèye Khady Ndiaye ne s’arrêtent pas au dossier judiciaire. Elle évoque également des pratiques mystiques auxquelles elle affirme avoir participé lorsque Sonko était détenu.
Elle déclare s’être rendue chez Cheikh Bara Ndiaye et avoir financé l’abattage d’un chameau dans le cadre de démarches qui, selon elle, devaient contribuer à la libération de Sonko. Elle assure disposer de preuves permettant d’étayer ses affirmations.
Ndèye Khady Ndiaye affirme également avoir fait envoyer des bœufs à Tambacounda et à Kaffrine avant l’élection présidentielle. Selon son récit, ces opérations auraient été menées en soutien à Ousmane Sonko et à son camp.
Elle avance notamment que, deux jours avant le scrutin, il lui aurait été demandé de contribuer à une opération portant sur le sacrifice de 17 bœufs.
Ces affirmations restent, à ce stade, celles de Ndèye Khady Ndiaye et nécessitent d’être corroborées.
Un différend financier en toile de fond
L’ancienne propriétaire du salon relie également sa colère actuelle à un différend financier avec des sympathisants de Pastef. Elle considère être en droit de réclamer le remboursement de certaines sommes qu’elle affirme avoir engagées pour ces différentes opérations.
Elle évoque notamment une réclamation d’un million de francs CFA, qu’elle juge dérisoire au regard des dépenses et sacrifices qu’elle dit avoir consentis.
Plus troublant encore, Ndèye Khady Ndiaye affirme qu’une somme de 35 millions de francs CFA aurait été envoyée à un certain Mamadou Diop, à Fatick. Elle n’apporte toutefois pas, dans les éléments disponibles, suffisamment de précisions permettant d’établir l’origine, la destination exacte ou l’utilisation de cette somme.
Vers un mea culpa à Adji Sarr ?
Autre déclaration susceptible de faire réagir : Ndèye Khady Ndiaye dit envisager de faire son mea culpa auprès d’Adji Sarr.
Elle explique vouloir entreprendre cette démarche afin d’être « en paix avec sa conscience », tout en promettant de nouvelles révélations sur ce qu’elle présente comme les véritables coulisses de l’affaire Sweet Beauté.
Cette volonté de demander pardon à Adji Sarr, associée à son affirmation selon laquelle elle aurait menti pour protéger Ousmane Sonko, pourrait relancer les interrogations autour de ses déclarations passées et de son rôle dans le dossier.
Des déclarations qui pourraient intéresser la justice
Ces nouvelles affirmations sont potentiellement lourdes de conséquences. Elles touchent à une affaire judiciaire qui avait provoqué une crise politique majeure au Sénégal et suscité plusieurs vagues de manifestations meurtrières, d'arrestations et de poursuites.
Cependant, les déclarations publiques de Ndèye Khady Ndiaye ne suffisent pas, à elles seules, à établir juridiquement les faits qu’elle avance aujourd’hui. Leur éventuelle portée judiciaire dépendrait notamment de leur vérification, des preuves qu’elle affirme posséder et de l’appréciation des autorités compétentes.
Si elle confirme devant la justice avoir volontairement livré de fausses déclarations durant l’enquête, les autorités judiciaires pourraient être amenées à examiner la nature exacte de ses anciens témoignages, leur incidence éventuelle sur la procédure et les responsabilités susceptibles d’en découler.
Quant à l’hypothèse d’un mandat d’arrêt international, elle ne peut découler automatiquement de déclarations faites sur les réseaux sociaux. Une telle mesure relève des autorités judiciaires compétentes et suppose un fondement légal ainsi qu’une procédure appropriée.
Une chose est certaine : en annonçant qu’elle compte désormais « tout dire », Ndèye Khady Ndiaye replace l’affaire Sweet Beauté au centre du débat public, plusieurs années après un dossier qui avait profondément bouleversé la vie politique sénégalaise.