L’affaire Sweet Beauté revient brutalement au centre du débat public. Lors d’un live TikTok auquel participaient également Adji Sarr et Amzozo, Ndèye Khady Ndiaye, ancienne propriétaire du salon de massage, a annoncé vouloir revenir sur certaines de ses déclarations de 2021. Après avoir demandé pardon à Adji Sarr, elle affirme avoir menti sur plusieurs éléments de l’affaire et promet désormais de « tout mettre sur la table ». En réaction, certains responsables et influenceurs proches de Pastef affirment, sans apporter à ce stade de preuves publiques permettant d’étayer leurs accusations, que Ndèye Khady Ndiaye aurait reçu une importante somme d’argent pour changer de version et charger Ousmane Sonko.
Cette nouvelle prise de parole est particulièrement remarquée en raison du rôle joué par Ndèye Khady Ndiaye dans le dossier qui avait opposé Adji Sarr à Ousmane Sonko et provoqué une profonde crise politique au Sénégal. Face à Adji Sarr, l’ancienne patronne de Sweet Beauté a d’abord présenté ses excuses avant d’annoncer qu’elle entendait revenir sur sa propre version des événements. « Fen yi ma fenn 2021, tey yooyu yépp dinaa ko teek ci kaw table bi, dinaa ko leeral », a-t-elle déclaré. En français, Ndèye Khady Ndiaye affirme ainsi vouloir mettre sur la table et éclaircir les « mensonges » qu’elle reconnaît avoir tenus en 2021.
Cette déclaration constitue l’un des passages les plus sensibles de son intervention. Ndèye Khady Ndiaye ne précise pas encore de manière exhaustive quelles affirmations faites à l’époque elle considère aujourd’hui comme mensongères. Elle explique néanmoins sa posture en soutenant qu’elle aurait elle-même été victime de mensonges et qu’elle avait, en réaction, choisi de ne pas dire la vérité sur certains éléments. La présence d’Adji Sarr lors de cette prise de parole donne une dimension particulière à ce mea culpa. Pendant plusieurs années, les deux femmes avaient incarné des versions opposées de certains aspects du dossier Sweet Beauté.
Ndèye Khady Ndiaye s’en prend directement à Sonko
Après ses excuses à Adji Sarr, le ton est devenu beaucoup plus virulent lorsque Ndèye Khady Ndiaye a évoqué Ousmane Sonko. Revenant sur les accusations dont elle avait elle-même fait l’objet concernant les activités de son établissement, elle lance : « Su ma amee carte thiaga, Ousmane Sonko dafa wara am carte thiaga. » À travers cette formule particulièrement provocatrice, elle entend répondre à ceux qui l’avaient présentée comme évoluant dans le milieu de la prostitution. Ses propos constituent toutefois des accusations de sa part et ne suffisent pas, à eux seuls, à établir les faits auxquels elle fait référence. Ndèye Khady Ndiaye maintient également qu’Ousmane Sonko se rendait bien à Sweet Beauté et évoque les horaires auxquels il aurait quitté son domicile pour rejoindre l’établissement. « Moom moo toog ba 21 heures, mu bayi këram, ñëw Sweet Beauté », affirme-t-elle.
« Peut-on aujourd’hui blanchir Ousmane Sonko ? »
L’ancienne propriétaire du salon conteste également ce qu’elle considère comme une tentative de présenter aujourd’hui Ousmane Sonko sous un jour totalement différent de celui des événements de 2021.« Léegi ñoom, man nañu raxas Ousmane Sonko ba mu set, def ko ni ku baax ? », lance-t-elle. À travers cette interrogation, elle accuse en substance certains soutiens du leader de Pastef de chercher à le « blanchir » politiquement et moralement. Ndèye Khady Ndiaye affirme désormais ne plus avoir de raison de protéger Ousmane Sonko ou de lui témoigner une fidélité particulière.
« Sonko gënu ma set. Gënu ma ndey, gënu ma baay, amul xarit bu ma gën », déclare-t-elle en substance, pour signifier qu’elle ne considère pas Ousmane Sonko comme supérieur à elle et qu’aucun lien familial ou amical ne justifierait qu’elle continue à prendre sa défense. Elle cite parallèlement Ndiaga Seck, qu’elle présente comme un proche de Sonko : « Moom Ndiaga Seck domou ndeyam la », dit-elle pour illustrer la différence qu’elle établit entre ses propres rapports avec le leader politique et ceux de ses véritables proches.
Une nouvelle version des événements de 2021 ?
Au-delà de la virulence de ses attaques, l’élément central de cette sortie demeure la reconnaissance par Ndèye Khady Ndiaye de ce qu’elle qualifie elle-même de « mensonges » en 2021. La question est désormais de savoir précisément sur quels faits portent les déclarations qu’elle entend rectifier. S’agit-il de déclarations faites publiquement dans les médias, de propos tenus au cours de la procédure judiciaire ou des deux ? Et surtout, quelles conséquences ces nouvelles affirmations pourraient-elles avoir si elles étaient répétées devant les autorités judiciaires et accompagnées d’éléments permettant de les vérifier ? À ce stade, ses déclarations lors d’un live TikTok constituent une nouvelle version publique des événements et doivent être distinguées de faits judiciairement établis.
La riposte : l’accusation des « 200 millions »
Mais la sortie de Ndèye Khady Ndiaye n’est pas restée sans réponse. Certains responsables de Pastef et des influenceurs établis à l’étranger ont répliqué sur les réseaux sociaux en mettant en doute les motivations de son changement de discours. Selon eux, Ndèye Khady Ndiaye aurait reçu 200 millions de francs CFA pour changer de version et charger Ousmane Sonko. Certains sont même allés jusqu’à citer les noms de personnes qu’ils présentent comme les supposés bailleurs de cette opération. À ce stade, cependant, ces accusations doivent être présentées avec la plus grande prudence : aucun élément vérifiable fourni dans le cadre de ces déclarations ne permet d’établir que Ndèye Khady Ndiaye a effectivement reçu 200 millions de francs CFA, ni qu'une telle somme aurait été versée en contrepartie d'un changement de version. Il s’agit donc, en l’état, d’accusations formulées par des soutiens de Pastef auxquelles Ndèye Khady Ndiaye devra éventuellement répondre.
L’ancienne propriétaire du salon relie également sa colère actuelle à un différend financier avec des sympathisants de Pastef.
Elle considère être en droit de réclamer le remboursement de certaines sommes qu’elle affirme avoir engagées pour ces différentes opérations. Elle évoque notamment une réclamation d’un million de francs CFA, qu’elle juge dérisoire au regard des dépenses et sacrifices qu’elle dit avoir consentis. Plus troublant encore, Ndèye Khady Ndiaye affirme qu’une somme de 35 millions de francs CFA aurait été envoyée à un certain Mamadou Diop, à Fatick. Elle n’apporte toutefois pas, dans les éléments disponibles, suffisamment de précisions permettant d’établir l’origine, la destination exacte ou l’utilisation de cette somme.
Des déclarations qui pourraient intéresser la justice
Ces nouvelles affirmations sont potentiellement lourdes de conséquences. Elles touchent à une affaire judiciaire qui avait provoqué une crise politique majeure au Sénégal et suscité plusieurs vagues de manifestations meurtrières, d'arrestations et de poursuites.
Cependant, les déclarations publiques de Ndèye Khady Ndiaye ne suffisent pas, à elles seules, à établir juridiquement les faits qu’elle avance aujourd’hui. Leur éventuelle portée judiciaire dépendrait notamment de leur vérification, des preuves qu’elle affirme posséder et de l’appréciation des autorités compétentes.
Si elle confirme devant la justice avoir volontairement livré de fausses déclarations durant l’enquête, les autorités judiciaires pourraient être amenées à examiner la nature exacte de ses anciens témoignages, leur incidence éventuelle sur la procédure et les responsabilités susceptibles d’en découler.
Quant à l’hypothèse d’un mandat d’arrêt international, elle ne peut découler automatiquement de déclarations faites sur les réseaux sociaux. Une telle mesure relève des autorités judiciaires compétentes et suppose un fondement légal ainsi qu’une procédure appropriée.
Une chose est certaine : en annonçant qu’elle compte désormais « tout dire », Ndèye Khady Ndiaye replace l’affaire Sweet Beauté au centre du débat public, plusieurs années après un dossier qui avait profondément bouleversé la vie politique sénégalaise.
L’affaire prend ainsi la forme d’une nouvelle bataille de récits : d’un côté, l’ancienne propriétaire de Sweet Beauté affirme avoir menti en 2021 et promet de révéler ce qu’elle présente désormais comme la vérité ; de l’autre, ses détracteurs soupçonnent un changement de version motivé par des considérations financières.
En demandant pardon à Adji Sarr et en promettant de revenir sur les « mensonges » qu’elle dit avoir proférés en 2021, Ndèye Khady Ndiaye ouvre une nouvelle séquence dans l’un des dossiers les plus controversés de l’histoire politique récente du Sénégal.
Plus de cinq ans après le déclenchement de l’affaire Sweet Beauté, celle qui en fut l’une des principales protagonistes annonce désormais qu’elle veut raconter une autre version. Reste à savoir ce qu’elle entend encore révéler lorsqu’elle promet de « tout mettre sur la table » et si les accusations de versement de 200 millions avancées contre elle seront accompagnées de preuves.
Cette nouvelle prise de parole est particulièrement remarquée en raison du rôle joué par Ndèye Khady Ndiaye dans le dossier qui avait opposé Adji Sarr à Ousmane Sonko et provoqué une profonde crise politique au Sénégal. Face à Adji Sarr, l’ancienne patronne de Sweet Beauté a d’abord présenté ses excuses avant d’annoncer qu’elle entendait revenir sur sa propre version des événements. « Fen yi ma fenn 2021, tey yooyu yépp dinaa ko teek ci kaw table bi, dinaa ko leeral », a-t-elle déclaré. En français, Ndèye Khady Ndiaye affirme ainsi vouloir mettre sur la table et éclaircir les « mensonges » qu’elle reconnaît avoir tenus en 2021.
Cette déclaration constitue l’un des passages les plus sensibles de son intervention. Ndèye Khady Ndiaye ne précise pas encore de manière exhaustive quelles affirmations faites à l’époque elle considère aujourd’hui comme mensongères. Elle explique néanmoins sa posture en soutenant qu’elle aurait elle-même été victime de mensonges et qu’elle avait, en réaction, choisi de ne pas dire la vérité sur certains éléments. La présence d’Adji Sarr lors de cette prise de parole donne une dimension particulière à ce mea culpa. Pendant plusieurs années, les deux femmes avaient incarné des versions opposées de certains aspects du dossier Sweet Beauté.
Ndèye Khady Ndiaye s’en prend directement à Sonko
Après ses excuses à Adji Sarr, le ton est devenu beaucoup plus virulent lorsque Ndèye Khady Ndiaye a évoqué Ousmane Sonko. Revenant sur les accusations dont elle avait elle-même fait l’objet concernant les activités de son établissement, elle lance : « Su ma amee carte thiaga, Ousmane Sonko dafa wara am carte thiaga. » À travers cette formule particulièrement provocatrice, elle entend répondre à ceux qui l’avaient présentée comme évoluant dans le milieu de la prostitution. Ses propos constituent toutefois des accusations de sa part et ne suffisent pas, à eux seuls, à établir les faits auxquels elle fait référence. Ndèye Khady Ndiaye maintient également qu’Ousmane Sonko se rendait bien à Sweet Beauté et évoque les horaires auxquels il aurait quitté son domicile pour rejoindre l’établissement. « Moom moo toog ba 21 heures, mu bayi këram, ñëw Sweet Beauté », affirme-t-elle.
« Peut-on aujourd’hui blanchir Ousmane Sonko ? »
L’ancienne propriétaire du salon conteste également ce qu’elle considère comme une tentative de présenter aujourd’hui Ousmane Sonko sous un jour totalement différent de celui des événements de 2021.« Léegi ñoom, man nañu raxas Ousmane Sonko ba mu set, def ko ni ku baax ? », lance-t-elle. À travers cette interrogation, elle accuse en substance certains soutiens du leader de Pastef de chercher à le « blanchir » politiquement et moralement. Ndèye Khady Ndiaye affirme désormais ne plus avoir de raison de protéger Ousmane Sonko ou de lui témoigner une fidélité particulière.
« Sonko gënu ma set. Gënu ma ndey, gënu ma baay, amul xarit bu ma gën », déclare-t-elle en substance, pour signifier qu’elle ne considère pas Ousmane Sonko comme supérieur à elle et qu’aucun lien familial ou amical ne justifierait qu’elle continue à prendre sa défense. Elle cite parallèlement Ndiaga Seck, qu’elle présente comme un proche de Sonko : « Moom Ndiaga Seck domou ndeyam la », dit-elle pour illustrer la différence qu’elle établit entre ses propres rapports avec le leader politique et ceux de ses véritables proches.
Une nouvelle version des événements de 2021 ?
Au-delà de la virulence de ses attaques, l’élément central de cette sortie demeure la reconnaissance par Ndèye Khady Ndiaye de ce qu’elle qualifie elle-même de « mensonges » en 2021. La question est désormais de savoir précisément sur quels faits portent les déclarations qu’elle entend rectifier. S’agit-il de déclarations faites publiquement dans les médias, de propos tenus au cours de la procédure judiciaire ou des deux ? Et surtout, quelles conséquences ces nouvelles affirmations pourraient-elles avoir si elles étaient répétées devant les autorités judiciaires et accompagnées d’éléments permettant de les vérifier ? À ce stade, ses déclarations lors d’un live TikTok constituent une nouvelle version publique des événements et doivent être distinguées de faits judiciairement établis.
La riposte : l’accusation des « 200 millions »
Mais la sortie de Ndèye Khady Ndiaye n’est pas restée sans réponse. Certains responsables de Pastef et des influenceurs établis à l’étranger ont répliqué sur les réseaux sociaux en mettant en doute les motivations de son changement de discours. Selon eux, Ndèye Khady Ndiaye aurait reçu 200 millions de francs CFA pour changer de version et charger Ousmane Sonko. Certains sont même allés jusqu’à citer les noms de personnes qu’ils présentent comme les supposés bailleurs de cette opération. À ce stade, cependant, ces accusations doivent être présentées avec la plus grande prudence : aucun élément vérifiable fourni dans le cadre de ces déclarations ne permet d’établir que Ndèye Khady Ndiaye a effectivement reçu 200 millions de francs CFA, ni qu'une telle somme aurait été versée en contrepartie d'un changement de version. Il s’agit donc, en l’état, d’accusations formulées par des soutiens de Pastef auxquelles Ndèye Khady Ndiaye devra éventuellement répondre.
L’ancienne propriétaire du salon relie également sa colère actuelle à un différend financier avec des sympathisants de Pastef.
Elle considère être en droit de réclamer le remboursement de certaines sommes qu’elle affirme avoir engagées pour ces différentes opérations. Elle évoque notamment une réclamation d’un million de francs CFA, qu’elle juge dérisoire au regard des dépenses et sacrifices qu’elle dit avoir consentis. Plus troublant encore, Ndèye Khady Ndiaye affirme qu’une somme de 35 millions de francs CFA aurait été envoyée à un certain Mamadou Diop, à Fatick. Elle n’apporte toutefois pas, dans les éléments disponibles, suffisamment de précisions permettant d’établir l’origine, la destination exacte ou l’utilisation de cette somme.
Des déclarations qui pourraient intéresser la justice
Ces nouvelles affirmations sont potentiellement lourdes de conséquences. Elles touchent à une affaire judiciaire qui avait provoqué une crise politique majeure au Sénégal et suscité plusieurs vagues de manifestations meurtrières, d'arrestations et de poursuites.
Cependant, les déclarations publiques de Ndèye Khady Ndiaye ne suffisent pas, à elles seules, à établir juridiquement les faits qu’elle avance aujourd’hui. Leur éventuelle portée judiciaire dépendrait notamment de leur vérification, des preuves qu’elle affirme posséder et de l’appréciation des autorités compétentes.
Si elle confirme devant la justice avoir volontairement livré de fausses déclarations durant l’enquête, les autorités judiciaires pourraient être amenées à examiner la nature exacte de ses anciens témoignages, leur incidence éventuelle sur la procédure et les responsabilités susceptibles d’en découler.
Quant à l’hypothèse d’un mandat d’arrêt international, elle ne peut découler automatiquement de déclarations faites sur les réseaux sociaux. Une telle mesure relève des autorités judiciaires compétentes et suppose un fondement légal ainsi qu’une procédure appropriée.
Une chose est certaine : en annonçant qu’elle compte désormais « tout dire », Ndèye Khady Ndiaye replace l’affaire Sweet Beauté au centre du débat public, plusieurs années après un dossier qui avait profondément bouleversé la vie politique sénégalaise.
L’affaire prend ainsi la forme d’une nouvelle bataille de récits : d’un côté, l’ancienne propriétaire de Sweet Beauté affirme avoir menti en 2021 et promet de révéler ce qu’elle présente désormais comme la vérité ; de l’autre, ses détracteurs soupçonnent un changement de version motivé par des considérations financières.
En demandant pardon à Adji Sarr et en promettant de revenir sur les « mensonges » qu’elle dit avoir proférés en 2021, Ndèye Khady Ndiaye ouvre une nouvelle séquence dans l’un des dossiers les plus controversés de l’histoire politique récente du Sénégal.
Plus de cinq ans après le déclenchement de l’affaire Sweet Beauté, celle qui en fut l’une des principales protagonistes annonce désormais qu’elle veut raconter une autre version. Reste à savoir ce qu’elle entend encore révéler lorsqu’elle promet de « tout mettre sur la table » et si les accusations de versement de 200 millions avancées contre elle seront accompagnées de preuves.