Le Collectif des 91 travailleurs sénégalais licenciés par SAIPEM SA demande aux autorités de se pencher à nouveau sur son contentieux avec la multinationale. Son coordinateur, Abdou Diedhiou, affirme disposer de nouveaux éléments susceptibles, selon lui, de remettre en question les décisions judiciaires déjà rendues dans cette affaire.
Le différend remonte à 2016. Selon le collectif, 91 travailleurs sénégalais ayant travaillé dans le dispositif de SAIPEM et de sa filiale de recrutement Global Petroprojects Services (GPS) ont reçu des lettres mettant fin à leur collaboration.
« Les relations se sont poursuivies jusqu’en 2016, date à laquelle nous avons reçu des lettres de licenciement, chacun de ces travailleurs sénégalais, sans indemnisation », affirme Abdou Diedhiou, coordinateur du collectif.
Les travailleurs avaient alors porté l’affaire devant les juridictions sénégalaises. Après la première instance et la Cour d’appel, le dossier est arrivé devant la Cour suprême. D’après le coordinateur, la juridiction suprême a confirmé la décision attaquée.
Au centre du contentieux figure notamment un protocole de conciliation datant de 2008. Pour le collectif, ce document ne pouvait pas mettre un terme définitif à la relation de travail puisque celle-ci se serait poursuivie plusieurs années après.
« On nous dit qu’il y a un protocole de 2008 qui est intervenu. Or, après 2008, les relations se sont poursuivies. La preuve : nous avons reçu des lettres qui datent de 2015 et 2016 », soutient Abdou Diedhiou.
Le collectif invoque de « nouveaux éléments »
Les anciens travailleurs veulent désormais obtenir un nouvel examen de leur affaire. Ils invoquent la procédure de révision et affirment disposer de documents qui n’auraient pas été pris en compte lors des précédentes procédures.
Parmi ces pièces figure un certificat de travail que SAIPEM aurait délivré à Abdou Diedhiou.
« La société, une fois qu’elle nous a licenciés, m’a remis à moi seul un certificat de travail. Et une fois que la société me donne un certificat de travail et refuse de le donner aux autres collègues, ça veut dire qu’elle a reconnu que cet employé, c’était son employé », avance le coordinateur.
Le collectif insiste également sur les relations entre SAIPEM et Global Petroprojects Services, dont SAIPEM détiendrait 51 %.
« SAIPEM a sa filiale Global Project Services. Et Global Project Services nous a licenciés en avril 2016 », déclare Abdou Diedhiou.
Les travailleurs demandent désormais au président de la République d’intervenir afin que les éléments qu’ils présentent soient examinés par les autorités compétentes.
« Nous lançons un appel au Président de la République pour qu’il tienne compte de tous ces éléments nouveaux que le collectif a soumis sur sa table, pour qu’au moins il fasse droit afin qu’on puisse rétablir nos indemnités de licenciement », plaide le coordinateur.
Le collectif chiffre ses revendications financières à plusieurs milliards de francs CFA et demande également des éclaircissements sur des actions qu’il affirme détenir.
« Nous voulions savoir : qu’est-ce qui est devenu de nos actions ? », interroge Abdou Diedhiou.
Les affirmations du collectif sur la relation de travail, la portée du protocole de 2008 et les sommes réclamées constituent sa position dans un contentieux ayant déjà fait l’objet de décisions judiciaires.
Le différend remonte à 2016. Selon le collectif, 91 travailleurs sénégalais ayant travaillé dans le dispositif de SAIPEM et de sa filiale de recrutement Global Petroprojects Services (GPS) ont reçu des lettres mettant fin à leur collaboration.
« Les relations se sont poursuivies jusqu’en 2016, date à laquelle nous avons reçu des lettres de licenciement, chacun de ces travailleurs sénégalais, sans indemnisation », affirme Abdou Diedhiou, coordinateur du collectif.
Les travailleurs avaient alors porté l’affaire devant les juridictions sénégalaises. Après la première instance et la Cour d’appel, le dossier est arrivé devant la Cour suprême. D’après le coordinateur, la juridiction suprême a confirmé la décision attaquée.
Au centre du contentieux figure notamment un protocole de conciliation datant de 2008. Pour le collectif, ce document ne pouvait pas mettre un terme définitif à la relation de travail puisque celle-ci se serait poursuivie plusieurs années après.
« On nous dit qu’il y a un protocole de 2008 qui est intervenu. Or, après 2008, les relations se sont poursuivies. La preuve : nous avons reçu des lettres qui datent de 2015 et 2016 », soutient Abdou Diedhiou.
Le collectif invoque de « nouveaux éléments »
Les anciens travailleurs veulent désormais obtenir un nouvel examen de leur affaire. Ils invoquent la procédure de révision et affirment disposer de documents qui n’auraient pas été pris en compte lors des précédentes procédures.
Parmi ces pièces figure un certificat de travail que SAIPEM aurait délivré à Abdou Diedhiou.
« La société, une fois qu’elle nous a licenciés, m’a remis à moi seul un certificat de travail. Et une fois que la société me donne un certificat de travail et refuse de le donner aux autres collègues, ça veut dire qu’elle a reconnu que cet employé, c’était son employé », avance le coordinateur.
Le collectif insiste également sur les relations entre SAIPEM et Global Petroprojects Services, dont SAIPEM détiendrait 51 %.
« SAIPEM a sa filiale Global Project Services. Et Global Project Services nous a licenciés en avril 2016 », déclare Abdou Diedhiou.
Les travailleurs demandent désormais au président de la République d’intervenir afin que les éléments qu’ils présentent soient examinés par les autorités compétentes.
« Nous lançons un appel au Président de la République pour qu’il tienne compte de tous ces éléments nouveaux que le collectif a soumis sur sa table, pour qu’au moins il fasse droit afin qu’on puisse rétablir nos indemnités de licenciement », plaide le coordinateur.
Le collectif chiffre ses revendications financières à plusieurs milliards de francs CFA et demande également des éclaircissements sur des actions qu’il affirme détenir.
« Nous voulions savoir : qu’est-ce qui est devenu de nos actions ? », interroge Abdou Diedhiou.
Les affirmations du collectif sur la relation de travail, la portée du protocole de 2008 et les sommes réclamées constituent sa position dans un contentieux ayant déjà fait l’objet de décisions judiciaires.