Le Collectif des 91 travailleurs sénégalais licenciés par SAIPEM SA interpelle directement le président Bassirou Diomaye Faye. Son coordinateur, Abdou Diedhiou, affirme que plusieurs démarches ont déjà été entreprises auprès de l’État en 2025 et 2026 sans déboucher, jusqu’ici, sur un règlement du contentieux.
Les anciens travailleurs disent avoir saisi successivement plusieurs autorités pour obtenir un réexamen de leur dossier. Ils contestent toujours les conditions dans lesquelles leur collaboration avec SAIPEM et Global Petroprojects Services (GPS) a pris fin en 2016.
Le collectif s’interroge notamment sur le fait que SAIPEM ait continué à obtenir des marchés au Sénégal après le licenciement des travailleurs.
« Après ce licenciement, entre 2015-2016, en 2018 on lui a octroyé un contrat juteux à la Grande Tortue. Voilà pourquoi on se pose la question : comment se fait-il un licenciement massif de 91 personnes, et après ce licenciement on vous octroie un contrat juteux à la Grande Tortue ? », déclare Abdou Diedhiou.
Des démarches auprès de l’État depuis 2025
Le coordinateur affirme que le dossier a été porté devant le ministère chargé de l’Énergie en février 2025.
« Les 5 et 7 février 2025, par l’autorité du ministère de l’Énergie, ils nous ont reçus. On a bien discuté sur le fond. Mais après cette discussion, nous n’avons pas eu de suite par rapport à cet entretien que nous avons eu avec l’État », rapporte-t-il.
Le collectif dit avoir ensuite saisi la Primature.
« Le 8 octobre 2025, nous avons saisi l’autorité qui est le Premier ministre, monsieur Ousmane Sonko. Son Secrétaire général, monsieur Boubacar Camara, nous a reçus et on a discuté sur le fond du dossier. Après cette discussion, le dossier est tombé sans suite », affirme Abdou Diedhiou.
Une nouvelle démarche aurait été effectuée auprès de la Présidence de la République le 29 juin 2026.
« Son Directeur de cabinet nous a reçus, on a discuté sur le fond. Mais ils nous ont promis qu’ils vont se rapprocher de cette entreprise pour discuter », poursuit le coordinateur.
« Beaucoup de personnes parmi ces licenciés souffrent »
Abdou Diedhiou demande désormais une implication du chef de l’État pour faire avancer le dossier.
« Nous lançons un appel à l’autorité qui est le Président de la République pour lui dire que ce dossier est un dossier très important. Parce qu’il y a beaucoup de personnes parmi ces licenciés qui souffrent », dit-il.
Il affirme que certains anciens travailleurs sont aujourd’hui malades ou vivent avec des handicaps qu’ils attribuent à leur activité professionnelle.
Le collectif formule parallèlement de graves accusations contre SAIPEM, qu’il présente comme une entreprise régulièrement confrontée à des contentieux sociaux dans d’autres pays. Il cite notamment des décisions rendues par des juridictions françaises en 2022 et 2024 pour appuyer son argumentaire.
Abdou Diedhiou critique également certaines actions de formation menées par la multinationale en Afrique de l’Ouest, qu’il oppose à la situation des anciens travailleurs sénégalais.
« Vous avez licencié des pères de famille qui ont parcouru 33 ans avec vous et vous refusez de leur donner un centime. Et vous voulez démontrer à l’État du Sénégal que vous êtes un Samaritain », accuse-t-il.
Le coordinateur demande finalement à l’État d’entendre à nouveau les anciens travailleurs et d’examiner les documents qu’ils disent détenir.
« L’État a le droit de s’approcher du collectif. On va lui donner les bonnes informations parce que cet État nous appartient. […] Il faut qu’il prenne ses responsabilités », conclut Abdou Diedhiou.
Les anciens travailleurs disent avoir saisi successivement plusieurs autorités pour obtenir un réexamen de leur dossier. Ils contestent toujours les conditions dans lesquelles leur collaboration avec SAIPEM et Global Petroprojects Services (GPS) a pris fin en 2016.
Le collectif s’interroge notamment sur le fait que SAIPEM ait continué à obtenir des marchés au Sénégal après le licenciement des travailleurs.
« Après ce licenciement, entre 2015-2016, en 2018 on lui a octroyé un contrat juteux à la Grande Tortue. Voilà pourquoi on se pose la question : comment se fait-il un licenciement massif de 91 personnes, et après ce licenciement on vous octroie un contrat juteux à la Grande Tortue ? », déclare Abdou Diedhiou.
Des démarches auprès de l’État depuis 2025
Le coordinateur affirme que le dossier a été porté devant le ministère chargé de l’Énergie en février 2025.
« Les 5 et 7 février 2025, par l’autorité du ministère de l’Énergie, ils nous ont reçus. On a bien discuté sur le fond. Mais après cette discussion, nous n’avons pas eu de suite par rapport à cet entretien que nous avons eu avec l’État », rapporte-t-il.
Le collectif dit avoir ensuite saisi la Primature.
« Le 8 octobre 2025, nous avons saisi l’autorité qui est le Premier ministre, monsieur Ousmane Sonko. Son Secrétaire général, monsieur Boubacar Camara, nous a reçus et on a discuté sur le fond du dossier. Après cette discussion, le dossier est tombé sans suite », affirme Abdou Diedhiou.
Une nouvelle démarche aurait été effectuée auprès de la Présidence de la République le 29 juin 2026.
« Son Directeur de cabinet nous a reçus, on a discuté sur le fond. Mais ils nous ont promis qu’ils vont se rapprocher de cette entreprise pour discuter », poursuit le coordinateur.
« Beaucoup de personnes parmi ces licenciés souffrent »
Abdou Diedhiou demande désormais une implication du chef de l’État pour faire avancer le dossier.
« Nous lançons un appel à l’autorité qui est le Président de la République pour lui dire que ce dossier est un dossier très important. Parce qu’il y a beaucoup de personnes parmi ces licenciés qui souffrent », dit-il.
Il affirme que certains anciens travailleurs sont aujourd’hui malades ou vivent avec des handicaps qu’ils attribuent à leur activité professionnelle.
Le collectif formule parallèlement de graves accusations contre SAIPEM, qu’il présente comme une entreprise régulièrement confrontée à des contentieux sociaux dans d’autres pays. Il cite notamment des décisions rendues par des juridictions françaises en 2022 et 2024 pour appuyer son argumentaire.
Abdou Diedhiou critique également certaines actions de formation menées par la multinationale en Afrique de l’Ouest, qu’il oppose à la situation des anciens travailleurs sénégalais.
« Vous avez licencié des pères de famille qui ont parcouru 33 ans avec vous et vous refusez de leur donner un centime. Et vous voulez démontrer à l’État du Sénégal que vous êtes un Samaritain », accuse-t-il.
Le coordinateur demande finalement à l’État d’entendre à nouveau les anciens travailleurs et d’examiner les documents qu’ils disent détenir.
« L’État a le droit de s’approcher du collectif. On va lui donner les bonnes informations parce que cet État nous appartient. […] Il faut qu’il prenne ses responsabilités », conclut Abdou Diedhiou.