Affaire Pape Cheikh Diallo : Comment Magib Seck est tombé dans les filets des enquêteurs

Lundi 16 Février 2026

Le dossier dit « Pape Cheikh Diallo et Cie » connaît un nouveau rebondissement spectaculaire. Selon les révélations de L’Observateur, Ibrahima Magib Seck, présenté comme le treizième homme recherché dans cette affaire, a été arrêté samedi soir en pleine finale de football à l’Institut Diambars, à Saly.
 

D’après le récit de L’Observateur, tout s’est accéléré en moins de 24 heures. Alors que douze personnes, dont Pape Cheikh Diallo et Djiby Dramé, ont déjà été placées sous mandat de dépôt après leur interpellation par la Brigade de recherches de Keur Massar, les enquêteurs réalisent qu’un suspect manque à l’appel. Ibrahima Magib Seck, commerçant basé à Dakar, aurait quitté la capitale au moment du coup de filet. Direction : Saly Portudal. Pensant s’y faire discret, il aurait sous-estimé la coordination entre les brigades et les outils de géolocalisation activés par les gendarmes.

 

Le message transmis aux éléments déployés sur la Petite-Côte est sans ambiguïté : retrouver le fugitif au plus vite. Samedi, aux environs de 20h20, les gendarmes localisent leur cible. Surprise : Ibrahima Magib Seck ne se cache pas dans une planque isolée, mais assiste tranquillement à un tournoi de football à l’Institut Diambars, centre de formation réputé du football sénégalais. Au milieu des supporters concentrés sur la rencontre, les forces de l’ordre interviennent discrètement avant de procéder à son interpellation. En quelques secondes, le commerçant est maîtrisé et extrait de la foule médusée. Conduit d’abord à la Brigade de recherches de Saly Portudal, il est ensuite transféré dans la nuit à Keur Massar pour être entendu par les enquêteurs en charge du dossier.

 
Toujours selon L’Observateur, c’est l’exploitation du téléphone portable du suspect qui aurait accéléré les choses. Lors de la fouille de ses effets personnels, les enquêteurs découvrent dans la mémoire de l’appareil des vidéos jugées compromettantes. Ces éléments numériques placeraient Ibrahima Magib Seck en compagnie d’autres partenaires présumés, renforçant les soupçons des gendarmes. Confronté à ces images, le suspect aurait été contraint de s’expliquer. Pour les enquêteurs, cette découverte consolide le dossier transmis au procureur et ouvre potentiellement la voie à d’autres identifications.

 

 

Une affaire qui prend de l’ampleur
Le rebondissement ne s’arrête pas là. Aux dernières informations rapportées par L’Observateur, trois autres personnes auraient été interpellées dans la foulée, portant à seize le nombre total d’individus placés en garde à vue dans cette affaire. Les suspects sont poursuivis pour des faits qualifiés d’« actes contre nature » et de transmission volontaire présumée du VIH/Sida — des accusations graves qui confèrent au dossier une dimension pénale et sociétale particulièrement sensible. La découverte des vidéos pourrait permettre aux enquêteurs de remonter d’autres ramifications supposées du réseau. De nouvelles arrestations ne sont pas exclues dans les prochains jours, tant l’enquête semble évoluer rapidement.
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