Le président du parti La République des Valeurs, Thierno Alassane Sall, a relancé ce jeudi l'affaire du projet d'électrification rurale confié à AEE Power EPC. Lors d'une conférence de presse tenue à Dakar, il a présenté des documents bancaires obtenus dans le cadre d'une procédure judiciaire ouverte en Espagne, qu'il qualifie d'« accablants » et qui, selon lui, révèlent de graves irrégularités dans l'utilisation des fonds destinés à l'électrification de 1 600 localités sénégalaises.
Selon l'ancien ministre, le projet est financé à hauteur de 140 millions d'euros par Banco Santander avec la garantie de l'État espagnol. Une avance de près de 56 millions d'euros, soit environ 37 milliards de francs CFA, a été versée à l'entreprise espagnole AEE Power EPC en juin 2024. Face à l'absence de démarrage des travaux plus d'un an après le décaissement, Thierno Alassane Sall avait saisi le Pôle judiciaire financier du Sénégal en octobre 2025 avant de porter l'affaire devant les juridictions espagnoles en janvier 2026. « Les documents produits, qui nous ont été remis par la justice espagnole, sont accablants. C'est de l'argent du contribuable sénégalais. C'est un engagement concernant des milliers de villageois, des centaines et des centaines de villages, mille six cents. Argent que nous allons payer, que les contribuables sénégalais vont payer », a-t-il déclaré.
Plus de 30 milliards de FCFA sortis du compte en 48 jours
S'appuyant sur les relevés bancaires transmis par Banco Santander à la justice espagnole, le leader de la République des Valeurs affirme que l'essentiel des fonds a quitté le compte d'AEE Power EPC en moins de deux mois. Selon les documents présentés, le compte de l'entreprise est passé d'un solde de plus de 56 millions d'euros le 11 juin 2024 à moins de 10 millions d'euros le 29 juillet de la même année. « Quarante-six millions d'euros, plus de trente milliards de francs CFA, ont quitté ce compte en quarante-huit jours. Pas en plusieurs années de chantier. En quarante-huit jours », a-t-il soutenu. Les fonds auraient été transférés vers plusieurs pays, notamment l'Espagne, le Sénégal, la Chine, la Côte d'Ivoire, le Togo, le Kenya, la Tunisie et l'Égypte. Une partie importante des montants aurait également transité par des comptes internes du groupe AEE, dont les bénéficiaires finaux restent encore inconnus.
Des interrogations sur l'utilisation réelle des fonds
Pour Thierno Alassane Sall, les relevés bancaires ne permettent d'identifier qu'une seule dépense clairement liée au projet d'électrification : l'achat de câbles électriques auprès d'un fournisseur chinois pour un montant d'environ 1,09 million d'euros. « Les relevés bancaires établissent désormais une chose que personne ne peut plus contester : cet argent n'a pas servi à électrifier nos villages », a-t-il affirmé. Il a également attiré l'attention sur une opération de conversion de devises portant sur plus de 8,5 millions d'euros dont la destination finale n'apparaît pas dans les documents communiqués. « Cinq milliards six cents millions de francs CFA dont la destination finale demeure, à ce jour, totalement inconnue », a-t-il souligné.
La responsabilité des autorités sénégalaises pointée du doigt
Au-delà de la gestion des fonds par AEE Power EPC, Thierno Alassane Sall a mis en cause l'attitude des autorités sénégalaises, qu'il accuse d'avoir ignoré plusieurs alertes. « Depuis deux ans, nous alertons. On nous a opposé la loi du silence, le mépris, la calomnie et parfois l'intimidation. Aujourd'hui, ce ne sont plus nos mots qui parlent. Ce sont les relevés de Banco Santander eux-mêmes, transmis à la justice espagnole », a-t-il déclaré. Selon lui, plusieurs signaux d'alerte auraient été adressés aux autorités sénégalaises par des partenaires espagnols dès 2024, sans qu'aucune mesure décisive ne soit prise pour vérifier l'utilisation des fonds ou contraindre l'entreprise à exécuter ses engagements.
Six demandes adressées à la justice et à l'État
À l'issue de sa conférence de presse, Thierno Alassane Sall a formulé plusieurs exigences, notamment la convocation des dirigeants d'AEE Power EPC devant les juridictions sénégalaises, une coopération totale avec la justice espagnole, la publication de l'état réel d'avancement du projet et le gel de tout nouveau décaissement lié au contrat. « Cette affaire est celle de l'argent des Sénégalais. C'est l'affaire de nos villages plongés dans le noir alors que 56 millions d'euros ont été décaissés en leur nom. C'est l'affaire de la vérité. Nous continuerons à la défendre, document après document, jusqu'au bout », a persiste le leader politique.
L'affaire, désormais instruite à la fois au Sénégal et en Espagne, pourrait connaître de nouveaux développements dans les prochaines semaines avec la transmission au Pôle judiciaire financier des documents bancaires obtenus auprès de Banco Santander.
Selon l'ancien ministre, le projet est financé à hauteur de 140 millions d'euros par Banco Santander avec la garantie de l'État espagnol. Une avance de près de 56 millions d'euros, soit environ 37 milliards de francs CFA, a été versée à l'entreprise espagnole AEE Power EPC en juin 2024. Face à l'absence de démarrage des travaux plus d'un an après le décaissement, Thierno Alassane Sall avait saisi le Pôle judiciaire financier du Sénégal en octobre 2025 avant de porter l'affaire devant les juridictions espagnoles en janvier 2026. « Les documents produits, qui nous ont été remis par la justice espagnole, sont accablants. C'est de l'argent du contribuable sénégalais. C'est un engagement concernant des milliers de villageois, des centaines et des centaines de villages, mille six cents. Argent que nous allons payer, que les contribuables sénégalais vont payer », a-t-il déclaré.
Plus de 30 milliards de FCFA sortis du compte en 48 jours
S'appuyant sur les relevés bancaires transmis par Banco Santander à la justice espagnole, le leader de la République des Valeurs affirme que l'essentiel des fonds a quitté le compte d'AEE Power EPC en moins de deux mois. Selon les documents présentés, le compte de l'entreprise est passé d'un solde de plus de 56 millions d'euros le 11 juin 2024 à moins de 10 millions d'euros le 29 juillet de la même année. « Quarante-six millions d'euros, plus de trente milliards de francs CFA, ont quitté ce compte en quarante-huit jours. Pas en plusieurs années de chantier. En quarante-huit jours », a-t-il soutenu. Les fonds auraient été transférés vers plusieurs pays, notamment l'Espagne, le Sénégal, la Chine, la Côte d'Ivoire, le Togo, le Kenya, la Tunisie et l'Égypte. Une partie importante des montants aurait également transité par des comptes internes du groupe AEE, dont les bénéficiaires finaux restent encore inconnus.
Des interrogations sur l'utilisation réelle des fonds
Pour Thierno Alassane Sall, les relevés bancaires ne permettent d'identifier qu'une seule dépense clairement liée au projet d'électrification : l'achat de câbles électriques auprès d'un fournisseur chinois pour un montant d'environ 1,09 million d'euros. « Les relevés bancaires établissent désormais une chose que personne ne peut plus contester : cet argent n'a pas servi à électrifier nos villages », a-t-il affirmé. Il a également attiré l'attention sur une opération de conversion de devises portant sur plus de 8,5 millions d'euros dont la destination finale n'apparaît pas dans les documents communiqués. « Cinq milliards six cents millions de francs CFA dont la destination finale demeure, à ce jour, totalement inconnue », a-t-il souligné.
La responsabilité des autorités sénégalaises pointée du doigt
Au-delà de la gestion des fonds par AEE Power EPC, Thierno Alassane Sall a mis en cause l'attitude des autorités sénégalaises, qu'il accuse d'avoir ignoré plusieurs alertes. « Depuis deux ans, nous alertons. On nous a opposé la loi du silence, le mépris, la calomnie et parfois l'intimidation. Aujourd'hui, ce ne sont plus nos mots qui parlent. Ce sont les relevés de Banco Santander eux-mêmes, transmis à la justice espagnole », a-t-il déclaré. Selon lui, plusieurs signaux d'alerte auraient été adressés aux autorités sénégalaises par des partenaires espagnols dès 2024, sans qu'aucune mesure décisive ne soit prise pour vérifier l'utilisation des fonds ou contraindre l'entreprise à exécuter ses engagements.
Six demandes adressées à la justice et à l'État
À l'issue de sa conférence de presse, Thierno Alassane Sall a formulé plusieurs exigences, notamment la convocation des dirigeants d'AEE Power EPC devant les juridictions sénégalaises, une coopération totale avec la justice espagnole, la publication de l'état réel d'avancement du projet et le gel de tout nouveau décaissement lié au contrat. « Cette affaire est celle de l'argent des Sénégalais. C'est l'affaire de nos villages plongés dans le noir alors que 56 millions d'euros ont été décaissés en leur nom. C'est l'affaire de la vérité. Nous continuerons à la défendre, document après document, jusqu'au bout », a persiste le leader politique.
L'affaire, désormais instruite à la fois au Sénégal et en Espagne, pourrait connaître de nouveaux développements dans les prochaines semaines avec la transmission au Pôle judiciaire financier des documents bancaires obtenus auprès de Banco Santander.