A l’approche de l’audience au TAS, Fouzi Lekjaâ maintient la pression sur le Sénégal : « Nous irons jusqu’au bout »

Lundi 14 Septembre 2026

À quelques semaines d’une nouvelle étape dans le contentieux autour de la finale de la CAN 2025, Fouzi Lekjaâ affiche sa confiance. Dans un entretien accordé à Jeune Afrique, le président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) estime que le droit finira par conforter la position marocaine dans le différend qui l’oppose au Sénégal.

Le 8 octobre prochain, le Tribunal arbitral du sport (TAS) doit tenir une première réunion consacrée à l’appel formé par la Fédération sénégalaise de football (FSF) au sujet du résultat de la finale. Fouzi Lekjaâ prévient toutefois qu’aucune décision définitive ne devrait être rendue ce jour-là.

« Le 8 octobre aura lieu la première réunion du TAS ; ce ne sera pas la dernière, il n’y aura donc pas de décision immédiate ce jour-là », explique-t-il.

Le dirigeant marocain assure que son pays entend rester sur le terrain juridique, loin des polémiques suscitées par cette affaire. « Nous restons fidèles à la culture du royaume chérifien, qui est d’être légaliste. Nous respectons le droit », affirme-t-il.

Lekjaâ pointe le comportement du Sénégal

Au cœur de l’argumentaire marocain figure l’interruption de la rencontre. Pour Fouzi Lekjaâ, les règles applicables à un match de football auraient été enfreintes par le Sénégal.

« Nous considérons que les règles du football, les règles juridiques applicables à un match, ont été enfreintes par notre adversaire, en l’occurrence le Sénégal, qui conteste le résultat », déclare le président de la FRMF.

Il estime qu’une équipe ne peut interrompre une rencontre pendant une longue période lorsqu’elle conteste une décision. Selon lui, accepter un tel précédent pourrait profondément affecter le déroulement des matchs.

« On ne peut pas admettre des interruptions de quinze, vingt ou trente minutes », insiste-t-il, considérant qu’une interruption prolongée peut notamment avoir des conséquences sur « la concentration des joueurs et du staff ».

Fouzi Lekjaâ invoque également une évolution récente des règlements de la FIFA. Selon lui, l’instance mondiale a modifié ses règles après cet épisode afin de prévoir un carton rouge pour un joueur quittant le terrain. Une évolution qu’il présente comme un élément confortant la position défendue par le Maroc.

« Nous irons jusqu’au bout »

Le patron du football marocain affirme que la démarche de la FRMF dépasse, à ses yeux, le seul résultat de cette finale. Il dit vouloir défendre ce qu’il appelle la « vérité sportive » et éviter que des interruptions similaires puissent se reproduire.

« C’est pour cela que nous avons demandé le rétablissement de nos droits, et que nous irons jusqu’au bout — pour le football lui-même », assure-t-il.

Fouzi Lekjaâ se montre ainsi confiant avant la procédure devant le TAS. Il considère que les décisions déjà prises au niveau de la Confédération africaine de football confortent la position marocaine et conclut : « La décision finale viendra, et nous ne croyons pas que le droit s’écartera de cette logique. »

La bataille autour de la finale de la CAN 2025 est donc loin d’être terminée. Le rendez-vous du 8 octobre devant le TAS constituera une première étape, avant une décision définitive attendue ultérieurement.
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